Le Mali en chiffres :
Superficie : 1 241 238 km²
Population: 13 518 000 en 2005
Langue officielle : Français
Monnaie : Franc CFA, 1 € = 650 Fr CFA
Religion : 90% Islam, 9% Animistes, 1% Catholiques et protestants
Taux de HIV : 3,4 % beaucoup mais peu par rapport à certains pays africains qui frôlent les 40%
Pauvreté : Le Mali est le 3ieme pays sur l’échelle de la pauvreté à l’échelon mondial, triste record !
Vendredi 24 septembre, nous étions à l’heure à l’aéroport de Berlin- Tegel. Bien installés au fond de l’avion, nous apprenons du commandant que nous décollerons dans 10 mn, la voie aérienne étant trop encombrée, nous n’avons pas l’autorisation de décoller. Après 4 de ces annonces à 15mn d’intervalle, on commence à s’inquiéter pour notre correspondance à Paris, nous n’avons qu’une heure pour changer de terminal !
Enfin, avec une heure de retard nous décollons. A Paris, c’est la course pour arriver au guichet des départs pour le Mali, heureusement, un membre de la sécurité nous fait passer devant aux contrôles des bagages. De l’autre coté du contrôle, une tête bien connue nous sourit. Il s’agit de Conny, fille de Mamourette, en poste au Mali pour un an dans l’organisation DED (Deutscher Entwicklungsdienst – Service allemand de développement). Les bisous terminés, nous courons à la porte 64 où nous embarquons in extremis. Nos 3 fauteuils en fond d’appareil nous permettent de papoter aisément. Nos ceinture attachées, l’hôtesse compte les passagers. Elle n’a pas encore terminé que nous entendons quelqu’un crier 2 rangs derrière nous. Crier est peu dire, c’est comme si on égorgeait quelqu’un. Me retournant, je vois un noir, avec chaque coté un homme armé, sympa ! On se pose des questions, les gens se lèvent, quittent leurs sièges pour voir ce qu’il se passe, une courte bagarre est stoppée pratiquement avant d’avoir commencé. L’avion commence a rouler sur la piste alors qu’une dizaine de passagers sont encore debout. Les uns crient au scandale, voulant déposer plainte, les autres voulant avoir la paix dans un avion où ils ont payé le prix fort, (soit env. 900 euros). Après demande à l’hôtesse, j’ai su qu’un ministère français avait réservé 14 places pour expulser de France 2 maliens en fraude accompagnés de 4 policiers civils, coût du siège, 2500,00 euros, vous saurez où passent vos impôts !
Sitôt décollé, notre malien est redevenu doux comme un agneau. (Une semaine avant il y a eu le même scénario mais à la demande des passagers furieux, les fraudeurs ont été descendu de l’avion). Celui ci a essayé mais les flics sont restés de marbre devant les protestations.
Le voyage jusqu’à Bamako s’est bien passé, arrivé vers 10 heures du matin avec seulement 2 heures de décalage horaire, nous avions la forme. A l’aéroport, après avoir récupéré nos bagages et les contrôles interminables passés, nous voilà dehors pris d’assaut par les porteurs et soit disant chauffeurs de taxi. Conny négocie déjà le tarif pour aller à la centrale de la DED. Un chauffeur nous propose 9000 francs CFA, c’est à dire nos anciens francs, l’équivalence est vite faite, enlevez 2 zéros et vous aurez en franc français. Ne se dépatouillant pas de son chauffeur elle me demande de prendre la relève pour marchander. Chez moi c’est vite fait, je propose au type 3500 fr et lui ajoute que ce sera tout où je prend un autre taxi, de là il n’a plus rien dit et m’a serré la main en guise d’accord.
Le taxi était en fait une voiture particulière, nos bagages ne rentrant pas tous dans le coffre, il a fallu que les deux nanas prenne un sac de 27 kg sur les genoux pendant que j’avais 2 petits sac à dos avec moi à l’avant. De l’aéroport jusqu’à la DED il y avait une demie heure de route pendant laquelle nous avons eu un premier abord de la vie à Bamako. Les 35° à l’ombre, la pollution et une odeur pénétrante de moisie nous souhaitaient la bienvenue au Mali.
Arrivés à l’hôtel, nous avons passé le reste de la journée à saluer les collègues de Conny et déambuler dans les impasses de terre rouge bordant la nationale.
Après une superbe nuit à l’hôtel Ségéré, le petit déjeuné servi sur la terrasse, nous voilà en route pour une des centrale de bus. Conny nous trouve les billets et il ne reste plus qu’à attendre le bus correspondant à notre destination. Nous attendrons plus de 3 heures avant de pouvoir se frayer un passage à une place assise dans ce bus bondé. Ségou est notre point de chute, c’est là que travaille Conny. C’est une ville de 100.000 habitants à env. 240 km au nord-est de Bamako. Malgré une route très praticable, - si on oublie les nombreux nids, non pas de poules mais d’autruches, formés par les pluies torrentielles-, il nous faudra 4:30 heures pour atteindre la ville, de plus notre bus s’arrête à tous les villages. A l’entrée et à la sortie des villages, les « gendarmes couchés », (ralentisseurs de vitesse), veillent silencieusement au respect de la limitation de vitesse dans les petites agglomérations.
Dés l’arrêt du bus, une multitude de camelots ambulant, essaient de vendre leurs produits par les fenêtres ouvertes de notre véhicule.


Au bord de la route, des tapis tressés attendent les voyageurs pour la prière vers les 16 :30.


C’est à ce moment que j’en profite pour faire quelques photos et fumer une cloppe.
Arrivé à Ségou vers 18 heures, il fait nuit et encore plus chaud qu’à Bamako mais moins polluant, du moins c’est notre première impression !
De la station de bus, un taxi nous emmène directement dans un grand hôtel pour manger en terrasse, c’est ici que se retrouve les européens tous les samedis soir pour manger ensemble.
Vers 2 heures du matin un nouveau taxi nous emmène chez Conny. Dans sa maisonnette règne une température de 47°. Aussitôt entré, nous ventilons les 3 pièces avant de nous installer sur la terrasse devant un coca bien froid. 3 heures plus tard, nous étions toujours sur la terrasse avec une bouteille de champagne apportée pour l’occasion.
La nuit fut courte, à 6 heures du mat. les voisins commençaient leur journée de labeur, les femmes lessive et repas, les hommes le c*l dans une chaise les regardent faire.
Dans la cour chez Conny, 2 familles ont chacune une bonne à tout faire. Les 2 gamines ont 9 et 11 ans, s’occupent du repas, la vaisselle et des bébés. Ces 2 gamines ont été VENDUES par leur parents


La visite des collègues de boulot de Conny y compris son chef direct était obligatoire. Tous très sympas, du gardien au chef nous avons été reçu comme des amis, discutant de tout et de rien en sirotant un jus de fruit ou du coca.
L’après midi nous sommes allé dans un hôtel ayant une piscine. Que c’est bon une piscine avec de l’eau à 32°, extrêmement rafraichissant par cette température de 40°. Nous y sommes resté 2 bonnes heures accompagné d’un jus de fruits frais.


Avant de sortir de cet hôtel, Conny demande au chef des lieux si il connaissait un chauffeur pour notre escapade en brousse. Un quart d’heure plus tard Modibo était devant nous.
Nous avions prévu de partir 4 jours jusque dans le pays Dogon. Le chauffeur nous a conseillé sur l’itinéraire et ou nous pourrions dormir en route. Le prix restait encore ouvert. Une bonne demie heure a duré les négociations pour en arriver à un prix de 70.000 fr CFA à 50.000 Fr CFA par jour plus carburant.
L’affaire était conclue, départ demain matin à 6:00 heures.
A 6 heures pétant notre voiture était devant la porte. Un vieux 4x4 Nissan Patrol nous attendait. Les bagages entassés, nous voilà partis vers l’aventure. Sans 4x4 il nous aurait été impossible d’aller dans les villages par les pistes.


A partir d’ici, j'écrirais peu pour mettre plus de photos et quelques commentaires, les photos parlent mieux que les textes interminables.
Ces photos ne datent pas de 100ans mais bien d'il y a quelques semaines!
Moyens de locomotion au Mali































































