En maternelle : David, fils du croque-mort du quartier. Je me rappelle que j'en étais folle, mais je n'osais pas lui dire. Il ne me voyait même pas, je souffrais en silence
Je me souviens qu'à une fête de l'école, ma classe devait danser "Big Bisou" de Carlos. L'institutrice nous avait placés par couples : un garçon et une fille...et elle m'a placée avec lui

Pendant une bonne partie de la chanson, on devait forcément se faire des bisous sur la joue, j'étais rouge comme une tomate... puis à la fin de la chanson, on devait se donner un bisou sur la bouche et j'ai jamais voulu le faire, ça l'a énervé car on avait raté la supermégachorégraphie à cause de ça et il m'en a voulu jusqu'à la fin de l'année

Premier chagrin d'amour
Maintenant, quand je regarde les photos de classe et que je vois sa tête, je me dis que déjà petite, j'avais des goûts de chiotte en matière de mecs
En primaire : Ismaël, le cousin d'une copine. On a fait toutes nos classes ensemble. Là, c'était réciproque, il m'aimait bien... il me taillait mes crayons et il me défendait contre les autres garçons, c'était trop chou
Par la suite, à l'adolescence, mes relations amoureuses se sont vachement dégradées, j'en parlerai pas... mais je peux dire qu'à chaque fois qu'un garçon flashait sur moi, c'était toujours un boulet
Finalement, même si j'ai maintenant un esprit libertin, je me rends compte que j'ai tendance à avoir des longues histoires sérieuses, je suis restée sur la même lignée : un garçon pendant mes 3 années de maternelle, un garçon pendant mes 6 années primaires, un garçon pendant 7 ans ensuite à l'adolescence, puis mon mari pendant 7 ans aussi... Quand j'aime, c'est durable
Le fait de tomber amoureuse de mecs pas forcément très beaux mais intéressants à d'autres niveaux, c'est resté aussi : si je regarde en arrière, le seul mec vraiment trop canon, c'était mon mari. Les autres n'étaient canons qu'à mes yeux, mais tout le monde me disait toujours que j'avais des goûts de chiotte

Moi, ils me plaisent, c'est le principal !
