J'écoute les infos et entends parler de cette nouvelle taxe (allant de 1 à 49 euros) que paieront les passagers décollant de France notamment à partir du 1er juillet.
Une taxe pour la bonne cause puisqu'il s'agit d'aider l'accès aux soins pour les séropositifs !
Voilà pour les grandes lignes mais si qq veut donner des informations plus précises...
Nouvelle taxe aérienne : pour lutter contre le sida !!!
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(Source journal Libération)vendredi 11 novembre 2005
"Cette taxe sera établit à partir du 1er Juillet 2006"
La taxe de solidarité sur les billets d'avion sort des limbes de la «faisabilité» et décollera dès l'année prochaine sur le sol français. Piochée parmi d'autres taxes dans le rapport Landau commandé par Jacques Chirac et dédiée aux «mécanismes de financement innovants», ce nouvel impôt à destination du Sud sera «examiné dès mercredi en Conseil des ministres dans le cadre de la loi de finances rectificative», confirme-t-on à Bercy.
Les contours de cet ovni fiscal se dessinent également.
La taxe, «progressive», pourrait être de 20 à 40 euros pour les billets en classe affaires et de 1 à 2 euros pour l'économique.
Surtout, «on a décidé rendre ce prélèvement obligatoire pour tous», explique-t-on à l'Elysée, comme le plaidaient les ONG, tel Attac.
Et non plus sur la base d'une contribution volontaire.
Son mécanisme sera basé sur la territorialité, et non sur la nationalité : toutes les compagnies aériennes qui foulent le sol national y seront soumises, sauf celles qui sont en transit.
Sur le même sujet 8)
La France se lancera en 2006
Qui gérera ? Le produit de cette ponction estimé à 200 millions d'euros sera affecté à la lutte contre les pandémies, sida, tuberculose, paludisme (6 millions de morts par an).
La France verse déjà 150 millions de dollars par an au Fonds mondial, organisme créé en 2002 et en éternelle quête d'argent.
La taxe, nouvelle réponse aux inquiétudes des ONG, ne se substituerait pas à la contribution de la France au Fonds mais permettrait l'achat de médicaments génériques.
Reste à savoir qui gérera la somme récoltée. Le Fonds, ou la Banque mondiale, quitte à ne pas être très «innovant» et surtout s'exposer à des critiques tant l'institution reste brocardée pour imposer des conditions drastiques à son aide aux pays du Sud ?
Les compagnies aériennes, elles, grimpent au rideau.
Une telle taxe plomberait la «compétitivité», menacerait «3 000 emplois», couperait les ailes de l'aérien.
Dans l'entourage du chef de l'Etat, on désamorce un à un les griefs.
Primo, 40 euros pour un billet long-courrier en classe affaire, «cela reste symbolique, quand on sait qu'un tel billet coûte en moyenne 3 000 euros».
Deuzio, non, la France n'est pas le seul pays à taxer ces billets-là «puisque la Grande-Bretagne prélève déjà 75 euros» sur certains vols ou que Malte, destination touristique, s'apprête à mettre à contribution les passagers de classe éco à hauteur de 23 euros.
Tertio, taxer l'aérien, en France, n'a rien d'«hérétique», puisqu'à la différence «d'autres pays», il n'y a aucun prélèvement sur le kérosène, «injuste par rapport aux autres modes de transports» et surtout «écologiquement incorrect», vu le rapport record pollution/par passager transporté.
Quarto, l'argument du «chantage à la perte d'emploi ne tient pas» : «Toutes les études montrent qu'une telle taxe n'a qu'une très faible élasticité.» Autrement dit : le secteur à la croissance aérienne (5 % au moins dans les 10 prochaines années) pourra largement l'absorber.
En solo. Dernière nouveauté : la France, même si elle est appuyée par «78 pays» (dont la Grande-Bretagne ou l'Inde, qui vient de se dire «favorable»), compte y aller en solo, s'il le faut. «Histoire de montrer que c'est possible», dit-on à l'Elysée. Même si, «pour des questions de masse critique», et pour atteindre au moins les 2,5 milliards d'euros de recettes fixes annuelles, il vaudrait mieux que la taxe avion fasse vite école.
"Cette taxe sera établit à partir du 1er Juillet 2006"
La taxe de solidarité sur les billets d'avion sort des limbes de la «faisabilité» et décollera dès l'année prochaine sur le sol français. Piochée parmi d'autres taxes dans le rapport Landau commandé par Jacques Chirac et dédiée aux «mécanismes de financement innovants», ce nouvel impôt à destination du Sud sera «examiné dès mercredi en Conseil des ministres dans le cadre de la loi de finances rectificative», confirme-t-on à Bercy.
Les contours de cet ovni fiscal se dessinent également.
La taxe, «progressive», pourrait être de 20 à 40 euros pour les billets en classe affaires et de 1 à 2 euros pour l'économique.
Surtout, «on a décidé rendre ce prélèvement obligatoire pour tous», explique-t-on à l'Elysée, comme le plaidaient les ONG, tel Attac.
Et non plus sur la base d'une contribution volontaire.
Son mécanisme sera basé sur la territorialité, et non sur la nationalité : toutes les compagnies aériennes qui foulent le sol national y seront soumises, sauf celles qui sont en transit.
Sur le même sujet 8)
La France se lancera en 2006
Qui gérera ? Le produit de cette ponction estimé à 200 millions d'euros sera affecté à la lutte contre les pandémies, sida, tuberculose, paludisme (6 millions de morts par an).
La France verse déjà 150 millions de dollars par an au Fonds mondial, organisme créé en 2002 et en éternelle quête d'argent.
La taxe, nouvelle réponse aux inquiétudes des ONG, ne se substituerait pas à la contribution de la France au Fonds mais permettrait l'achat de médicaments génériques.
Reste à savoir qui gérera la somme récoltée. Le Fonds, ou la Banque mondiale, quitte à ne pas être très «innovant» et surtout s'exposer à des critiques tant l'institution reste brocardée pour imposer des conditions drastiques à son aide aux pays du Sud ?
Les compagnies aériennes, elles, grimpent au rideau.
Une telle taxe plomberait la «compétitivité», menacerait «3 000 emplois», couperait les ailes de l'aérien.
Dans l'entourage du chef de l'Etat, on désamorce un à un les griefs.
Primo, 40 euros pour un billet long-courrier en classe affaire, «cela reste symbolique, quand on sait qu'un tel billet coûte en moyenne 3 000 euros».
Deuzio, non, la France n'est pas le seul pays à taxer ces billets-là «puisque la Grande-Bretagne prélève déjà 75 euros» sur certains vols ou que Malte, destination touristique, s'apprête à mettre à contribution les passagers de classe éco à hauteur de 23 euros.
Tertio, taxer l'aérien, en France, n'a rien d'«hérétique», puisqu'à la différence «d'autres pays», il n'y a aucun prélèvement sur le kérosène, «injuste par rapport aux autres modes de transports» et surtout «écologiquement incorrect», vu le rapport record pollution/par passager transporté.
Quarto, l'argument du «chantage à la perte d'emploi ne tient pas» : «Toutes les études montrent qu'une telle taxe n'a qu'une très faible élasticité.» Autrement dit : le secteur à la croissance aérienne (5 % au moins dans les 10 prochaines années) pourra largement l'absorber.
En solo. Dernière nouveauté : la France, même si elle est appuyée par «78 pays» (dont la Grande-Bretagne ou l'Inde, qui vient de se dire «favorable»), compte y aller en solo, s'il le faut. «Histoire de montrer que c'est possible», dit-on à l'Elysée. Même si, «pour des questions de masse critique», et pour atteindre au moins les 2,5 milliards d'euros de recettes fixes annuelles, il vaudrait mieux que la taxe avion fasse vite école.
