Il y a plusieurs raisons.
Mais c'est généralement lié à la famille : certaines parce qu'elle craignent la réaction de leurs parents, et d'autres qui n'osent pas se dresser contre la coutume
Le problème est avant tout culturel. Certaines femmes sont réellement convaincues que l'excision est quelque chose de "bon" pour elles.
Heureusement des médecins ayant une formation d'ethnologue travaillent de part et d'autre du continent pour lutter contre cette forme d'obscurantisme et littéralement réparer les dégats.
Ce n'est pas un combat simple, il faut lutter contre des siècles de pratiques ancestrales. Et ils ne sont pas les bienvenus dans des pays où la femme est encore trop considérée comme inférieure.
Les femmes de ces pays qui se dressent contre cette pratique, notamment en Somalie (la Somalie détient un bien triste record : près de 98% des somaliennes sont victimes de l'excision), doivent faire preuve d'un immense courage : elles se heurtent à l'incompréhesion et à la peur.
Si en France les femmes victimes de cette mutilation ont peur de leur famille, en Somalie l'enjeu est pire encore.
Les femmes non-excisées sont considérées comme impures, ne trouvent pas de mari et sont mises à l'écart de la société.
La Top Model Somalienne Waris Dirie se bat depuis des années contre cette abération.
Victime elle même de l'excision, elle dénonce l'absence d'éducation des femmes dans ce pays, le fait de priver une femme de son plaisir dans le but de la soumettre, l'humiliation et l'horreur de l'opération pratiquée sans anesthésie et sans hygiène, l'exclusion des femmes, et le pire de tout, la complicité des femmes elles mêmes.
Dans son livre "Fleur du Désert", elle emploie des termes d'une violence insoutenable.
Je vous épargnerait les plus durs, mais elle parle notamment de "l'ignorance culturelle du clitoris"
