L'éducation donnée par nos parents respectifs est tout à fait à l'opposé. J'ai eu une éducation libérée, sans tabou ou j'ai toujours pu poser toutes les questions nécessaires à mon épanouissement personnel. Au contraire, l'éducation reçue par mon épouse était basée sur le concept "on n'en parle pas, c'est sale".
Au début de notre relation, il y a 23 ans, j'ai eu l'immense bonheur de pouvoir la déflorer et elle prenait énormément de plaisirs dans nos rencontres coquines, à l'époque où nous étions encore étudiants, bien avant le mariage. Je fus son premier, son unique amant qui se souvient avec nostalgie des orgasmes qu'elle pouvait prendre et que j'adorais lui donner.
C'est une fois mariés que les problèmes sur le plan sexuel commencèrent. Mon épouse, nommée Eva, souffra de vaginisme, phénomène (psychologique) contractant les muscles du vagin et empêchant toute pénétration. C'est dans la douleur et sans aucun plaisir que nous avons conçu nos deux garçons. Ne sachant pas à l'époque ce qu'était le vaginisme, nous avons laissé pourrir la situation en espaçant nos rapports sexuels de parfois 2 mois.
Ayant une libido très forte et approchant de la quarantaire, je sombrais petit à petit vers la grosse déprime. Après 5 années de désert sexuel, j'ai rencontré une autre femme qui est devenue ma maîtresse pendant 3 années. Elle m'aimait, me comprenait et était l'amante parfaite. De mon côté, je ne l'aimais pas vraiment, mais j'étais comblé sexuellement par une femme sans tabous, adorant le sexe. Par contre, celle que j'aime est toujours restée Eva, ma compagne de tous les jours, que forcément je ne considérais plus comme ma maîtresse, mais comme la mère de mes enfants et... ma meilleure amie.
Le pot au rose a été découvert après ces 3 années de bonheur sexuel avec ma maîtresse. La force de notre couple, la communication et la compréhension mutuelle a sauvé le couple de la rupture. Cette expérience nous a même rapproché et comme par enchantement, le vaginisme chez mon épouse a disparu. Un semblant de vie sexuelle se remettait en place et je choisissais de rompre avec ma maîtresse. Evidemment, l'épisode dont je vous parle actuellement date maintenant de près de 8 années.
En effet, depuis cette époque, ce ne fut cependant jamais le bonheur sexuel attendu. Très vite à nouveau, nos relations sexuelles s'espaçaient pour être aujourd'hui une par mois, sans "frioritures" ni fantaisies faites pour faire durer un couple. Je suis invariablement le seul actif lui prodiguant un cunnilingus afin de permettre une pénétration correcte. Point final et on se revoit dans 1 ou 2 mois.
Ce nouveau désert sexuel m'a de plus en plus entraîné vers de nouvelles expériences souvent glauques et déprimantes: prostituées, homosexualité au travers des saunas spécialisés, expériences SM, relations rencontrées sur le web etc.
Aujourd'hui, j'en veux à ma femme de n'avoir aucune réaction face à mon mal-être (et le sien forcément), de jouer avec le feu alors que nous avons des précédents. Afin de jouer le tout pour le tout, je lui ai parlé ouvertement de ce mal-être. Je lui ai tout dit sauf mes escapades ailleurs (faut quand même pas être idiot): mon attirance SM et mes fantasmes,le fait qu'elle m'ai dit ne jamais s'être masturbée (???), son dégoût des hommes au point de ne pratiquement jamais me toucher le sexe, mon envie de lui caresser l'anus et de la so****er, ma masturbation secrète quotidienne et même de mon ras-le-bol général où je suis aujourd'hui capable d'aller REVOIR ailleurs. Cette discussion se résume à sa conclusion dixit: "tu n'es qu'un obsédé sexuel, quand tu fais l'amour avec moi, c'est uniquement sexuel et donc sans amour".
Dernièrement, je me suis même abonné (en lui en parlant) au magazine très intéressant et excitant UNION en espérant qu'elle le lise et qu'elle comprenne comment une relation de couple pouvait se passer chez les autres. Jamais elle n'en a ouvert un seul exemplaire et considère finalement mon abonnement comme un avantage pour elle me permettant de décharger mon trop plein de libido vers cette lecture erotique.
Eva est une femme très belle que j'adore, mais il est évident que notre couple est en plein désarroi sur le plan sexuel et ne pourra probablement plus tenir longtemps.
La seule ouverture possible reste le sexologue où elle paraît accepter la possibilité. En effet, lors de nos dernières discussions ouvertes sur le sujet, elle me revient avec de vieilles histoires qui paraissent l'avoir traumatisée. Exemple: quand je venais dans ta chambre d'étudiant, j'avais l'impression que c'était juste pour faire l'amour. Chers lecteurs, elle me parle d'événements vieux de 23 années et a apparemment beaucoup d'impressions...
L'objectif de mon message est de tenter de rencontrer d'autres couples ayant vécu la même expérience avec issue positive ou même fatale. L'apport d'un thérapeute dans une telle situation peut-elle être bénéfique ? Il est clair que je devine la réponse, mais il est si bon de pouvoir écrire et communiquer mon expérience.
J'insiste sur le fait que j'aime Eva, qu'elle comme moi, ne voulons pas nous quitter, mais que notre amour est plus affectif, qu'amoureux dans son sens charnel. je crois personnellement que malheureusement un couple ne pourra jamais tenir sans relation sexuelle.
Merci à tous pour votre patience à la lecture de ce long post.
Très cordialement,
Olivier




