Marinette69 a écrit :C'est un peu ambigu comme point de vue non?
ça laisse entendre que nous ne sommes pas les égales des hommes...
Bon je sais bien que ce n'est pas ce que tu penses.
A certains niveaux, je ne le pense pas, non... mais pour d'autres, si...
Tu te vois courir derrière un camion-poubelle pour ramasser les ordures, tous les jours de l'année, qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige ? Bosser dans le bâtiment et porter des charges très lourdes ?
Je sais que certaines femmes peuvent le faire, tant mieux pour elles, mais moi, honnêtement, je penserai toujours que c'est un boulot d'hommes. Tout comme un homme ne sera jamais l'égal de la femme puisqu'il n'enfante pas, ne donne pas le sein, etc...
Donc je pense que nous sommes complémentaires, ça, oui, bien sûr, mais égaux, absolument pas.
Et le fait de ne pas l'être, ça nous donne, surtout à nous les femmes, des raisons de nous battre et d'avancer. Et regarde du côté des hommes, combien de scientifiques ne font-ils pas de recherches pour essayer de procréer sans l'utérus de la femme ??
Mais bon... en même temps, tu me fais aussi dire ce que je n'ai pas dit : je ne parlais pas uniquement des rapports hommes-femmes, mais bien des rapports dominants-dominés dans le sens général du terme.
Tu reliras à ce propos mes exemples : l'employé se battra pour devenir patron, celui qui est en bas de l'échelle se battra pour monter les échelons.
Et ça, ce n'est pas l'apanage des femmes qui seraient sous les hommes dans l'échelle sociale, ça touche absolument tout le monde, y compris celui qui est intelligent mais n'a pas eu la chance d'obtenir un diplôme digne de ce nom. Dans beaucoup de boîtes, on engage des personnes sous-diplômées uniquement pour pouvoir les payer moins.
Voilà pourquoi je dis que le fait qu'on ne soit pas tous égaux n'est finalement pas si mal à certains niveaux : non, ce n'est pas juste qu'on ne le soit pas, mais en fin de compte, c'est ce qui donne envie aux plus "faibles" de se battre pour monter les échelons, ça donne une motivation pour avancer, pour s'améliorer.
Je crois, oui, qu'inconsciemment, on a besoin de ce petit jeu de dominants-dominés pour exister et avancer, parce que de toute façon, l'égalité, elle n'a jamais existé et je crois qu'au fond de nous, nous savons tous qu'elle n'existera vraiment jamais.
Tu imagines un monde où on serait tous égaux ? Ce serait l'anarchie totale. Plus de personnes pour diriger le pays, tout le monde voudrait le faire, imposer ses propres lois. Nous avons besoin de personnes au dessus de nous pour régenter un peu tout ça, nous avons besoin de personnes qui puissent faire respecter des lois qui sont les mêmes pour tous et non pas chacun la sienne.
Tu imagines une boîte sans patron ? Où tous les employés auraient vraiment le droit à la parole, le droit de prendre des décisions ? tout le monde voudraient en prendre en ne pensant qu'à son bénéfice personnel et on ne réussirait jamais à se mettre d'accord sur rien, ce serait le début de la fin.
En fait, je crois que le problème n'est pas d'être dominé ou dominant, le problème, c'est comment certaines personnes s'y prennent non pas pour dominer mais pour écraser les autres, et entre "dominer" et "écraser", il y a une sacrée marge
(bon, en même temps, tout ça est un peu hors-sujet puisqu'au départ, on parlait de l'insatisfaction féminine, mais bon... je crois que le problème est plus vaste que ça)
D'ailleurs, pour en revenir à ce problème d'insatisfaction sexuelle, je crois que le problème vient du fait que plus personne ne fait vraiment d'efforts. Les hommes sont rarement à l'écoute quand une femme explique comment lui faire plaisir, ils prennent tout de suite ça pour des critiques, ils pensent qu'on les traite de "nuls au lit", ils sont blessés dans leur égo et ils ne se remettent pas en question.
Si les uns les autres, nous étions plus à l'écoute de nos partenaires plutôt que penser à notre propre petit plaisir personnel, tout irait bien mieux.