Pour «Time Magazine», la «culture française» est en train de mourir, comme on peut le lire sur sa couverture actuelle. «Donnez rapidement un nom d’un artiste vivant français qui est mondialement influent», dit l’hebdomadaire américain en sous-entendant que c’est impossible.
Qu’en est-il pour vous? Les artistes français sont-ils moins important aujourd’hui qu’hier? Et qui sont les créateurs majeurs en France aujourd’hui?
Pensez-vous que la culture française est morte?
- Tequila
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revlam
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La france à une culture traditionnaliste alors on aime ou on aime pas, c'est pas du modern art mais dire qu'elle est morte je trouve ca bcp !
L'amour fait songer, vivre et croire. Il a pour réchauffer le coeur un rayon de plus que la gloire, et ce rayon, c'est le bonheur. Victor Hugo
Mon jeu coquin : http://www.ametisse.com/forums/topic5429.html
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le_sphinx
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Ce qui me surprend un peu, ce n'est pas tant la conclusion que l'argumentation de Time magazine.
Pour eux une grande culture se caractérise par des artistes influents. La culture pour moi ne se réduit déjà pas à l'art, il est plein d'autres oeuvres de l'esprit qui ne sont pas artistiques. Et puis la culture est une oeuvre essentiellement collective. Donc une grande culture peut ne pas générer d'individualités influentes. Même s'il faut bien reconnaître qu'il y a toujours un lien entre collectif et individus.
Concernant la culture française, comme le dit revlam c'est une culture plutôt traditionnelle ce qui peut expliquer sa perte de rayonnement.
Pour eux une grande culture se caractérise par des artistes influents. La culture pour moi ne se réduit déjà pas à l'art, il est plein d'autres oeuvres de l'esprit qui ne sont pas artistiques. Et puis la culture est une oeuvre essentiellement collective. Donc une grande culture peut ne pas générer d'individualités influentes. Même s'il faut bien reconnaître qu'il y a toujours un lien entre collectif et individus.
Concernant la culture française, comme le dit revlam c'est une culture plutôt traditionnelle ce qui peut expliquer sa perte de rayonnement.
- Marinette69
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J'ai répondu sans avis... Je trouve difficile de répondre par oui ou par non à cette question.
Le rayonnement culturel français n'est plus ce qu'il était au siècle des lumières, certes.
Ceci dit beaucoup d'artistes, intellectuels et autres français sont reconnus internationalement, au moins dans leur milieu.
De plus le mode de vie français incarne encore et toujours le chic et l'élégance absolu, le romantisme, en concurrence avec l'Italie.
Les grands couturiers français sont loin d'avoir dit leur dernier mot!
Sans oublier le Champagne, le foie gras et toute la gastronomie française...
ça symbolise la classe, le luxe...
Donc je pense que le rayonnement culturel français, s'il ne grandit pas n'est pas non plus en perte de vitesse.
Par contre, là où je pense que la culture française est en perte de vitesse, c'est au niveau franco-français...
Je veux dire par là qu'on a quand même de moins en moins d'artistes de qualité, génération téléréalité oblige
Les ados, donc les adultes de demain mais aussi leurs parents sont moins exigeants je trouve sur la qualité des artistes...
Bon la variet ça a toujours été la variet. On aime ou on aime pas.
Mais je trouve que Jean Jacques Goldman c'était quand même une classe au dessus de Maxime Nucci, non?
Et même au niveau moins variet, plus rock justement, on n'a plus de géants comme Noir Désir.
Le rayonnement culturel français n'est plus ce qu'il était au siècle des lumières, certes.
Ceci dit beaucoup d'artistes, intellectuels et autres français sont reconnus internationalement, au moins dans leur milieu.
De plus le mode de vie français incarne encore et toujours le chic et l'élégance absolu, le romantisme, en concurrence avec l'Italie.
Les grands couturiers français sont loin d'avoir dit leur dernier mot!
Sans oublier le Champagne, le foie gras et toute la gastronomie française...
ça symbolise la classe, le luxe...
Donc je pense que le rayonnement culturel français, s'il ne grandit pas n'est pas non plus en perte de vitesse.
Par contre, là où je pense que la culture française est en perte de vitesse, c'est au niveau franco-français...
Je veux dire par là qu'on a quand même de moins en moins d'artistes de qualité, génération téléréalité oblige
Les ados, donc les adultes de demain mais aussi leurs parents sont moins exigeants je trouve sur la qualité des artistes...
Bon la variet ça a toujours été la variet. On aime ou on aime pas.
Mais je trouve que Jean Jacques Goldman c'était quand même une classe au dessus de Maxime Nucci, non?
Et même au niveau moins variet, plus rock justement, on n'a plus de géants comme Noir Désir.
- Tequila
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Cet article a provoqué une onde de choc dans la presse française et sur la Toile.
Le premier des Gaulois à s'être emporté n'est autre que l'académicien Maurice Druon. "Non, la culture française n'est pas morte !" clame-t-il dans une tribune du Figaro. "Ça recommence. Tous les quatre ou cinq ans, les Etats-Unis sont pris d'une fièvre antifrançaise que l'un de leurs grands médias se charge de communiquer à l'univers." Toujours, dit-il, les attaques sont guidées par la même confusion entre culture et divertissement. Or "la culture n'est pas dictée par le box office de la semaine", martèle le gardien du temple.
Même son de cloche sur la plateforme de blogs du Guardian. "Pour certains Américains, il n'y a rien de plus émoustillant" que le fantasme du déclin français, ironise la chroniqueuse Agnès Poirier.
D'ailleurs, renchérit Bernard-Henri Lévy, dans les colonnes du Guardian, "le discours des Américains sur la culture française en dit bien plus long sur eux que sur nous". En d'autres termes, c'est le discours de la culture dominante. Et surtout un discours auto-justificateur. Pourquoi ? D'abord, répond l'auteur d'American Vertigo, parce qu'"une culture qui n'intéresse pas les Américains est par définition faible". Ensuite, parce que "les Américains n'ont jamais tort", qu'à leurs yeux,"l'art n'est rien d'autre que l'industrie de l'art" et qu'un art qui brille, c'est avant tout un art qui s'exporte.
Finalement, c'est dans la diversité que réside la richesse nouvelle de la culture française. Don Morrison cite Yasmina Reza, Marjane Satrapi, Diam's et Abd Al-Malik comme autant de figures dynamiques d'une France mondialisée. "Adoptons la recette multiculturelle et nous serons sauvés", résume Antoine Compagnon dans une tribune du Monde et, conclut-il, "faisons surtout le pari, pour démentir tous les Perry Anderson et Don Morrison, que le roman de la France contemporaine est sous presse".
Le premier des Gaulois à s'être emporté n'est autre que l'académicien Maurice Druon. "Non, la culture française n'est pas morte !" clame-t-il dans une tribune du Figaro. "Ça recommence. Tous les quatre ou cinq ans, les Etats-Unis sont pris d'une fièvre antifrançaise que l'un de leurs grands médias se charge de communiquer à l'univers." Toujours, dit-il, les attaques sont guidées par la même confusion entre culture et divertissement. Or "la culture n'est pas dictée par le box office de la semaine", martèle le gardien du temple.
Même son de cloche sur la plateforme de blogs du Guardian. "Pour certains Américains, il n'y a rien de plus émoustillant" que le fantasme du déclin français, ironise la chroniqueuse Agnès Poirier.
D'ailleurs, renchérit Bernard-Henri Lévy, dans les colonnes du Guardian, "le discours des Américains sur la culture française en dit bien plus long sur eux que sur nous". En d'autres termes, c'est le discours de la culture dominante. Et surtout un discours auto-justificateur. Pourquoi ? D'abord, répond l'auteur d'American Vertigo, parce qu'"une culture qui n'intéresse pas les Américains est par définition faible". Ensuite, parce que "les Américains n'ont jamais tort", qu'à leurs yeux,"l'art n'est rien d'autre que l'industrie de l'art" et qu'un art qui brille, c'est avant tout un art qui s'exporte.
Finalement, c'est dans la diversité que réside la richesse nouvelle de la culture française. Don Morrison cite Yasmina Reza, Marjane Satrapi, Diam's et Abd Al-Malik comme autant de figures dynamiques d'une France mondialisée. "Adoptons la recette multiculturelle et nous serons sauvés", résume Antoine Compagnon dans une tribune du Monde et, conclut-il, "faisons surtout le pari, pour démentir tous les Perry Anderson et Don Morrison, que le roman de la France contemporaine est sous presse".

