L'Unesco prévoit l'entrée en vigueur prochaine de la Convention sur le patrimoine culturel subaquatique, dont le seuil nécessaire de ratification par 20 pays devrait être atteint d'ici la fin de l'année, selon Mme Rivière.
Le texte établit "des principes communs pour la protection de ce patrimoine, à l'instar de ce qui a été fait par l'Unesco pour le patrimoine sur terre", a-t-elle ajouté. Il souligne notamment "la nécessité de privilégier la préservation in situ, avec la perspective de musées subaquatiques", ainsi que l'interdiction de l'exploitation commerciale de ce patrimoine, un point "très important face à l'afflux de chasseurs de trésors", selon Mme Rivière.
La convention, en imposant la protection des sites et leur exploration exclusive par des spécialistes d'archéologie sous-marine, vise à combler un "vide juridique" qui favorise "le trafic illicite, le pillage, les fouilles clandestines". Mais elle ne touche "en rien aux questions de propriété" des épaves, a-t-elle souligné.
Si l'Espagne et le Portugal, qui y voient un moyen d'accéder aux vestiges de leurs armadas disséminées il y a plusieurs siècles dans les océans, ont été parmi les premiers à la ratifier, la France et les Etats-Unis notamment ne l'ont "pas même signée", a indiqué la responsable de l'Unesco .
Selon l'Unesco , on estime à plus de 3 millions le nombre d'épaves dispersées au fond des océans et non encore découvertes. S'y ajoutent d'innombrables sites archéologiques sous-marins, à l'instar de celui de la baie d'Alexandrie et des ruines du célèbre Pharos, septième merveille du monde.

