Greepeace a publié aujourd'hui le classement des principaux acteur de l'electronique en fonction de leur degré de polution. Peut être une façon d'orienter ces achats ?
Apple peut enfin souffler : le très médiatique classement Greenpeace des fabricants mondiaux d’électronique (téléphone mobile et ordinateurs) vient consacrer les efforts menés par Cupertino sur les questions environnementales.
Dans le 4e opus datant de fin juin 2007, Nokia retrouve la tête du classement, suivi de près par Dell et Lenovo, à égalité. Apple est passé de la dernière à la 10e place du peloton. « Apple pourra sans doute concurrencer rapidement d’autres compagnies plus « vertes » si son très attendu iPhone devient le premier produit éco-conçu de la marque ».
Apple a fini par décoller de la sex de peloton simplement en s’engageant à éliminer tous les usages de PVC et de RFB (retardateurs de flamme bromés) dans ses produits d’ici la fin 2008. La marque aux produits blancs comme neige a « fourni également des exemples de substances additionnelles qu’elle prévoit d’éliminer telles que l’arsenic dans les écrans LCD et le mercure, et des fiches de sûreté des matériaux sur tous les produits. »
En revanche, Sony et LG prennent, elles, les dernières places du classement. En exergue, le double discours tenu par ces sociétés. Par exemple, sur le site internet de LG, « l’entreprise affirme haut et fort que c’est au producteur (et non au consommateur) de supporter la responsabilité financière du recyclage des produits obsolètes de sa propre marque. Mais, aux États-Unis, l’entreprise participe à un groupe de pression qui combat ce principe de responsabilité individuelle du producteur et cherche à imposer aux consommateurs une taxe de recyclage à l’achat (« advanced recycling fee ») ».
Ce classement vert, ou noir selon le sens de la lecture, joue à chaque publication, le rôle de piqûre de rappel pour le fait écologique. À voir les projets d’Apple en ce secteur, l’émulation vertueuse semble jouer à plein régime, et sans gaz d’échappement.