Page 1 sur 1

Burn-out ou la souffrance au travail.

Posté : 10/03/2008 12:05
par Iris
On parle de plus en plus du burn-out , la souffrance au travail,l'épuisement au boulot.

On entend parler même de suicides de plus en plus fréquents sur les lieux du travail(voir des affaires récentes...) :cry:

Trop de boulot, de pression, d'investissement, manque de reconnaissance, découragement... :(

ESt-ce votre problème? Des expériences?

Posté : 10/03/2008 12:57
par Chenben
Les conditions de travail au cours du siècle n'ont cessées de s'améliorer et d'être facilitées (je parle pour notre société).
Certes il existe une pression lié à l'univers professionnel, on est là pour bosser c'est logique.

Je pense que nous vivons de plus en plus dans nos cocons et nous fragilisons sans compter que j'ai l'impression qu'il y a de plus en plus de fainéants ne comprenant rien au sens premier du mot travail. Beaucoup ne comprennent pas que ce n'est pas seulement toucher un salaire en allant voir ses mails et boire un café avec ses potes... C'est un fait on en fout de moins en moins et on à envie d'en faire de moins en moins.

Quand j'entend les personnes que je dirige qui se plaignent que je leur donne trop de travail alors que j'en fait deux voire trois fois plus qu'eux dans la journée tout en les encadrant, eh bien je leur demande ce qu'ils foutent là.
J'ai énormément de travail, pas assez de temps pour tout faire. Pourtant je m'organise, assume cette masse et le fait quand même souvent en dépassant sur les horaires, et cela sans me plaindre pour autant.

Je pense pas que l'on doivent remettre en question l'environnement professionnel mais plutôt regarder du côté personnel...

Posté : 10/03/2008 14:16
par Cara
Chenben a écrit :Les conditions de travail au cours du siècle n'ont cessées de s'améliorer et d'être facilitées (je parle pour notre société).
Certes il existe une pression lié à l'univers professionnel, on est là pour bosser c'est logique.

Je pense que nous vivons de plus en plus dans nos cocons et nous fragilisons sans compter que j'ai l'impression qu'il y a de plus en plus de fainéants ne comprenant rien au sens premier du mot travail. Beaucoup ne comprennent pas que ce n'est pas seulement toucher un salaire en allant voir ses mails et boire un café avec ses potes... C'est un fait on en fout de moins en moins et on à envie d'en faire de moins en moins.

Quand j'entend les personnes que je dirige qui se plaignent que je leur donne trop de travail alors que j'en fait deux voire trois fois plus qu'eux dans la journée tout en les encadrant, eh bien je leur demande ce qu'ils foutent là.
J'ai énormément de travail, pas assez de temps pour tout faire. Pourtant je m'organise, assume cette masse et le fait quand même souvent en dépassant sur les horaires, et cela sans me plaindre pour autant.

Je pense pas que l'on doivent remettre en question l'environnement professionnel mais plutôt regarder du côté personnel...
C'est bien un discours de patron, ça... mais malgré tout, je suis d'accord avec l'ensemble de ce qui est dit... sauf que la plupart du temps, les personnes qui en arrivent au burn-out, au suicide, etc.. sont des personnes qui sont souvent harcelées par leurs collègues, qui assument souvent leur travail mais également celui des autres.

Il y a 3 ans, j'ai fait une dépression. Pour plusieurs raisons, mais notamment un épuisement au travail : nous étions deux secrétaires dans l'entreprise, mais je faisais le travail d'1 secrétaire 3/4, ma collègue ne foutait rien. Du coup, bien sûr, en plus d'accumuler le travail, la fatigue, la pression, je devais aussi supporter les remarques du patron qui ne voyait rien car ma collègue s'arrangeait toujours pour faire semblant de bosser quand il était là.
Elle prenait les dossiers devant lui en disant qu'elle allait s'en charger mais ne faisait en réalité rien et je devais me taper tout le boulot afin que les délais soient respectés. J'ai tenté de lui laisser porter ses responsabilités mais étant dans la société depuis plus longtemps que moi, elle a réussi à jeter de la poudre aux yeux du patron, a réussi à retourner la situation à son avantage et lui, il n'a rien vu et c'est sur moi qu'il est tombé en me disant que mon travail laissait à désirer !!
Après 7 ans à ce rythme-là, j'ai baissé les bras. J'étais épuisée quand je rentrais chez moi, ma vie de famille en a payé le prix, j'étais toujours sur les nerfs et j'engueulais ma fille pour le moindre prétexte alors que la pauvre n'avait rien fait de mal.

Donc oui, je suis d'accord, les gens ont perdu le sens du mot "travail", la valeur des choses, le goût de l'effort, etc... mais ce sont souvent ceux qui bossent réellement pour rattraper les conneries des fainéants qui doivent en payer le prix.

Donc les patrons, plutôt que mettre tout le monde dans le même panier, en critiquant des ouvriers et employés qui seraient soi-disant des flemmards, ouvrez les yeux et faites la différence entre ceux qui profitent et se la coulent douce et ceux qui triment derrière. Vous vous trompez très souvent de cibles.

Posté : 11/03/2008 12:28
par Chenben
T'inquiète pas, pour l'instant les tire-au-flanc je les repèrent bien, et ca se passe pas forcément très bien avec eux.
Et justement je suis beaucoup plus tolérant avec les personnes sur qui je sais l'on peut compter quand elles ont des coups de fatigues ou des aléas de la vie qui leur imposent de devoir partir plus tot ou arriver plus tard. C'est la vie, faut pas être totalement borné surtout quand la personne en face fait des efforts.
Par contre c'est vrai je n'en ai aucune avec les fumistes. Car justement je rejoitn ton avis. Je trouve qu'ils pourissent l'ambiance et le rythme des autres collègues tout en nuisant énormément au moral. Il y en reste plus beaucoup dans l'équipe d'ailleurs à force, par contre on peut pas en dire autant des autres équipes et on en paye les conséquences à la facon dont tu l'a dis :roll:

Malheuresement dans les entretiens, il y a beaucoup de profils "je me la coule douce" que de personnes motivés et compétentes. C'était pas mon intention de mettre tout le monde dans le même panier comme tu dis, même si avec le recul mon post fait pensé à ça en effet.

Il faut garder à l'esprit en tout cas que l'on peut pas tout voir et tout sentir (bah oui on passe pas notre temps à fliquer) et que justement comme dans un couple le dialogue avec ton patron est essentiel quand le point de rupture à été dépassé avec ton collègue.

Posté : 11/03/2008 13:03
par Iris
Moi j'ai eu toute ma carrière des conditions de travail idéales,des collègues agréables,des directrices avec qui je m'entendais très bien...sauf les toutes dernières années ou j'ai connu un véritable harcèlement moral :une direct jalouse qui a pourri notre école et l'ambiance...c'est horrible !d'ou une petite déprime.
ça ne tient souvent qu'à 2,3 personnes qui détruisent tout un bon environnement de travail.

Posté : 11/03/2008 22:53
par le_sphinx
De mon côté je suis issu d'une petite société.

Nous avons été rachetés par un grand groupe il y a 3 ans, et on nous a fait déménager dans leurs locaux.

J'ai pu voir l'évolution.

Avant, j'ai eu des ex collègues qui ont abusé et qui ont été licenciés, nous ne comptions pas nos heures.

Maintenant ça n'arriverait plus de licencier quelqu'un. Je pense que collectivement nous avons levé le pied plus ou moins consciemment, on se contente de faire nos horaires maintenant. Ca convient à certains, et d'autres songent à aller voir ailleurs.

Posté : 12/03/2008 18:59
par Tequila
Pour le moment je n'ai pas à me plaindre de mes conditions de travail : mon tuteur me laisse gérer mon temps et j'ai des horaires "légaux" que je respecte mais si pour une raison X ou y je dois un jour partir plus tôt cela ne pose pas de problème, quitte à rattraper le lendemain.

Maintenant j'avoue que je n'ai pas l'intention de me tuer à la tâche et quand je vois l'heure arriver j'y go sauf s'il y a une urgence de dernière minute sinon je ne vois pas pourquoi je donnerai davantage de temps au boss hein...Bon si je voyais des évolutions de poste possible je ne réagirais pas de la sorte c'est sûr car à la base le boulot ne me fait pas peur ! Pour le moment j'essaie de (bien) faire ce qu'on me demande, ensuite si les horizons s'élargissent j'aviserai...

Pour en revenir au suicide, c'est couillon comme réflexion mais je dois dire que de finir mes jours sur mon lieu de travail je trouve ça...déroutant ! Sérieusement, quel est le message qu'un tel acte véhicule ? "regardez cher(e)s collègues, ce que vous avez fait..."? et après ? non je ne vois pas l'intérêt !