Chenben a écrit :Les conditions de travail au cours du siècle n'ont cessées de s'améliorer et d'être facilitées (je parle pour notre société).
Certes il existe une pression lié à l'univers professionnel, on est là pour bosser c'est logique.
Je pense que nous vivons de plus en plus dans nos cocons et nous fragilisons sans compter que j'ai l'impression qu'il y a de plus en plus de fainéants ne comprenant rien au sens premier du mot travail. Beaucoup ne comprennent pas que ce n'est pas seulement toucher un salaire en allant voir ses mails et boire un café avec ses potes... C'est un fait on en fout de moins en moins et on à envie d'en faire de moins en moins.
Quand j'entend les personnes que je dirige qui se plaignent que je leur donne trop de travail alors que j'en fait deux voire trois fois plus qu'eux dans la journée tout en les encadrant, eh bien je leur demande ce qu'ils foutent là.
J'ai énormément de travail, pas assez de temps pour tout faire. Pourtant je m'organise, assume cette masse et le fait quand même souvent en dépassant sur les horaires, et cela sans me plaindre pour autant.
Je pense pas que l'on doivent remettre en question l'environnement professionnel mais plutôt regarder du côté personnel...
C'est bien un discours de patron, ça... mais malgré tout, je suis d'accord avec l'ensemble de ce qui est dit... sauf que la plupart du temps, les personnes qui en arrivent au burn-out, au suicide, etc.. sont des personnes qui sont souvent harcelées par leurs collègues, qui assument souvent leur travail mais également celui des autres.
Il y a 3 ans, j'ai fait une dépression. Pour plusieurs raisons, mais notamment un épuisement au travail : nous étions deux secrétaires dans l'entreprise, mais je faisais le travail d'1 secrétaire 3/4, ma collègue ne foutait rien. Du coup, bien sûr, en plus d'accumuler le travail, la fatigue, la pression, je devais aussi supporter les remarques du patron qui ne voyait rien car ma collègue s'arrangeait toujours pour faire semblant de bosser quand il était là.
Elle prenait les dossiers devant lui en disant qu'elle allait s'en charger mais ne faisait en réalité rien et je devais me taper tout le boulot afin que les délais soient respectés. J'ai tenté de lui laisser porter ses responsabilités mais étant dans la société depuis plus longtemps que moi, elle a réussi à jeter de la poudre aux yeux du patron, a réussi à retourner la situation à son avantage et lui, il n'a rien vu et c'est sur moi qu'il est tombé en me disant que mon travail laissait à désirer !!
Après 7 ans à ce rythme-là, j'ai baissé les bras. J'étais épuisée quand je rentrais chez moi, ma vie de famille en a payé le prix, j'étais toujours sur les nerfs et j'engueulais ma fille pour le moindre prétexte alors que la pauvre n'avait rien fait de mal.
Donc oui, je suis d'accord, les gens ont perdu le sens du mot "travail", la valeur des choses, le goût de l'effort, etc... mais ce sont souvent ceux qui bossent réellement pour rattraper les conneries des fainéants qui doivent en payer le prix.
Donc les patrons, plutôt que mettre tout le monde dans le même panier, en critiquant des ouvriers et employés qui seraient soi-disant des flemmards, ouvrez les yeux et faites la différence entre ceux qui profitent et se la coulent douce et ceux qui triment derrière. Vous vous trompez très souvent de cibles.