Je pense que si on a une réelle envie de le faire et que l'occasion se présente, attaches ou pas, il faut le faire.
Si on ne le fait pas, on va regretter plus tard et ça retombera sur les autres : "j'avais l'occasion et l'envie de le faire, mais à cause de toi, j'ai pas pu"... le meilleur truc pour envenimer les choses
Le fait d'avoir des attaches, c'est pour moi une fausse excuse, le truc facile à sortir pour finalement rester chez soi et ne pas prendre de risques.
Partir pour un an ou pour la vie, c'est bien sûr prendre des risques, tout lâcher (momentanément ou pas) mais au final, ya pas plus riche comme expérience car partir comme ça, du jour au lendemain, c'est aussi se faire confiance, avoir confiance en ses capacités d'adaptation, savoir se débrouiller seul, repartir de zéro, pouvoir se dire qu'on peut le faire... c'est aussi prendre conscience de ce qui est vraiment important à nos yeux : les gens qu'on a quittés, certains amis qui manquent plus que d'autres, une ville, une mentalité...
Partir 5 mois à Paris il y a deux ans m'a ouvert les yeux sur plusieurs amitiés que je pensais importantes et qui ne l'étaient pas, je me suis par contre rapprochée d'autres personnes dont je n'aurais jamais pu soupçonner la force des liens et le soutien qu'ils m'ont apportée...
Malheureusement, comme dit dans un autre post, je suis partie trop vite, sans prendre le temps de bien préparer mon départ et, de plus, j'étais en pleine dépression. ça s'est mal passé et je suis revenue en Belgique, mais je suis plus sûre de moi maintenant car je sais les erreurs à ne plus commettre, je sais que j'ai la force mentale suffisante pour partir et tout recommencer ailleurs, j'ai + confiance en moi.
Le fait d'avoir des enfants, un conjoint, une famille, des amis, etc... ne doit pas être un frein à cette envie de partir, surtout si on en a l'opportunité. Il faut pouvoir la saisir pour ne rien regretter plus tard.
Les autres comprendront que c'est important et accepteront de vous laisser partir quelques temps (quelques mois, c'est déjà énorme, ça apporte beaucoup) ou alors ils vous accompagneront car c'est une expérience très riche pour eux aussi.
Je suis peut-être assez extrêmiste dans mes propos, mais pour moi, quelqu'un qui veut m'empêcher de partir, qui ne me laisse pas libre de mes choix, de mes mouvements, de mes envies de partir, de voyager, c'est qu'il n'est pas fait pour moi, je le quitte direct. Sans aucun regret.
Je pense qu'on n'a pas le droit d'enfermer l'autre et lui interdire de partir sous prétexte qu'on n'a pas soi-même envie de le faire, c'est très égoïste comme comportement : j'ai pas envie de partir, donc tu restes. J'appelle ça de la petite dictature.