Irak : appel à l'aide pour protéger le patrimoine
Posté : 17/12/2007 12:58
Selon M. Rashid, le directeur des fouilles au ministère irakien de la Culture, l'Irak fait face "à un plan très agressif de la part des marchands d'art".
Les objets archéologiques et biens culturels irakiens suscitent de grandes convoitises sur le marché de l'art, a aussi rappelé la directrice générale adjointe pour la culture de l'Unesco , Françoise Rivière. Certains objets pillés depuis 2003 figurent sur une liste rouge dressée la même année par Interpol et le Conseil international des musées.
Mais le trafic prospère toujours, particulièrement sur internet, a-t-elle noté, en appelant les pays occidentaux à un moratoire sur le commerce de tous les objets en provenance d'Irak. "Presque tous ceux qui décident du pillage sont extérieurs à l'Irak, ce sont des bandes criminelles très bien organisées", a dit Amira Idan, directrice des antiquités du ministère de la Culture, sans entrer dans le détail. "Nous avons lancé un appel aux pays voisins de l'Irak pour coopérer avec nous contre le trafic", a-t-elle souligné, se félicitant d'une saisie récente par la Jordanie de 1.615 pièces en provenance d'Irak. Amman "s'est engagé à restaurer ces pièces et à nous les restituer lorsque la situation le permettra", a-t-elle dit.
Le patrimoine culturel irakien est également menacé par le manque d'entretien et la déshérence, a poursuivi Mme Idan, soulignant que "les forces étrangères ont parfois participé à la dégradation des sites". Elle a cité "la destruction d'un portail historique" par des hummer américains, ou encore les dégâts causés par l'installation, en avril 2003, d'une base militaire sur le site de Babylone.
Les objets archéologiques et biens culturels irakiens suscitent de grandes convoitises sur le marché de l'art, a aussi rappelé la directrice générale adjointe pour la culture de l'Unesco , Françoise Rivière. Certains objets pillés depuis 2003 figurent sur une liste rouge dressée la même année par Interpol et le Conseil international des musées.
Mais le trafic prospère toujours, particulièrement sur internet, a-t-elle noté, en appelant les pays occidentaux à un moratoire sur le commerce de tous les objets en provenance d'Irak. "Presque tous ceux qui décident du pillage sont extérieurs à l'Irak, ce sont des bandes criminelles très bien organisées", a dit Amira Idan, directrice des antiquités du ministère de la Culture, sans entrer dans le détail. "Nous avons lancé un appel aux pays voisins de l'Irak pour coopérer avec nous contre le trafic", a-t-elle souligné, se félicitant d'une saisie récente par la Jordanie de 1.615 pièces en provenance d'Irak. Amman "s'est engagé à restaurer ces pièces et à nous les restituer lorsque la situation le permettra", a-t-elle dit.
Le patrimoine culturel irakien est également menacé par le manque d'entretien et la déshérence, a poursuivi Mme Idan, soulignant que "les forces étrangères ont parfois participé à la dégradation des sites". Elle a cité "la destruction d'un portail historique" par des hummer américains, ou encore les dégâts causés par l'installation, en avril 2003, d'une base militaire sur le site de Babylone.