Rêves d'ados
Posté : 12/12/2007 17:36
Accessoires siglés, publicité dans la presse jeune et même blogs spécialisés : le luxe s'invite chez les 13-18 ans. Et les séduit, toutes classes sociales confondues.
Ainsi, selon une récente enquête de TNS-Sofres, 65 % des 15-25 ans ont déjà fréquenté des magasins de luxe et, parmi eux, 32 % pour acheter.
La tendance dépasse toutefois le cadre de l'Hexagone. Aux États-Unis, au Japon, en Europe, partout, la « luxemania » fait fureur chez les jeunes. Ce n'est plus un phénomène de mode, mais un phénomène de société ! Les 15-25 ans (13 % de la population française) sont devenus les nouveaux maîtres de la consommation. Au point que les professionnels du marketing leur font les yeux doux... Les grands noms du luxe ont ainsi subtilement infiltré l'univers des ados, en ciblant par exemple leurs magazines favoris. La publicité pour le luxe a augmenté dans la presse achetée par les jeunes.
Il est vrai que les grandes maisons ne sont plus des temples inaccessibles, elles multiplient désormais les collections d'accessoires à des prix plus abordables. Chanel a ainsi réagencé ses boutiques il y a quatre ans, de telle sorte que l'on puisse toucher les produits. En 2000, la maison de couture signait également son premier - et unique - contrat de licence pour les lunettes. « C'était une façon de traiter l'accessoire de mode comme un ticket d'entrée dans la maison Chanel », explique-t-on en interne. Les ados trouvent déjà normal de payer un jean 180 euros et une paire de baskets 200 euros. Alors pourquoi pas un mini-sac Cambon à 500 euros ou des petits pendentifs griffés CC ?
Les ados sont confrontés à une problématique : comment être jeune dans une société où tout le monde veut paraître jeune ? Certains se recréent un territoire propre en cultivant les manifestations clandestines (concerts privés, rave parties) ou extrêmes (piercing). Mais la majorité choisit la consommation pour se démarquer des adultes et se donner du statut.
À la fois chic et show off. » Le luxe reste une affaire de communication. Et les jeunes, pour qui la mode est aussi une question de plaisir, sont impitoyables en la matière.
Ainsi, selon une récente enquête de TNS-Sofres, 65 % des 15-25 ans ont déjà fréquenté des magasins de luxe et, parmi eux, 32 % pour acheter.
La tendance dépasse toutefois le cadre de l'Hexagone. Aux États-Unis, au Japon, en Europe, partout, la « luxemania » fait fureur chez les jeunes. Ce n'est plus un phénomène de mode, mais un phénomène de société ! Les 15-25 ans (13 % de la population française) sont devenus les nouveaux maîtres de la consommation. Au point que les professionnels du marketing leur font les yeux doux... Les grands noms du luxe ont ainsi subtilement infiltré l'univers des ados, en ciblant par exemple leurs magazines favoris. La publicité pour le luxe a augmenté dans la presse achetée par les jeunes.
Il est vrai que les grandes maisons ne sont plus des temples inaccessibles, elles multiplient désormais les collections d'accessoires à des prix plus abordables. Chanel a ainsi réagencé ses boutiques il y a quatre ans, de telle sorte que l'on puisse toucher les produits. En 2000, la maison de couture signait également son premier - et unique - contrat de licence pour les lunettes. « C'était une façon de traiter l'accessoire de mode comme un ticket d'entrée dans la maison Chanel », explique-t-on en interne. Les ados trouvent déjà normal de payer un jean 180 euros et une paire de baskets 200 euros. Alors pourquoi pas un mini-sac Cambon à 500 euros ou des petits pendentifs griffés CC ?
Les ados sont confrontés à une problématique : comment être jeune dans une société où tout le monde veut paraître jeune ? Certains se recréent un territoire propre en cultivant les manifestations clandestines (concerts privés, rave parties) ou extrêmes (piercing). Mais la majorité choisit la consommation pour se démarquer des adultes et se donner du statut.
À la fois chic et show off. » Le luxe reste une affaire de communication. Et les jeunes, pour qui la mode est aussi une question de plaisir, sont impitoyables en la matière.