Les jeunes et l'alcool
Posté : 12/12/2007 16:57
C'était la question du jour au JT hier...
Le thème de « l’alcool et les jeunes » revient en effet régulièrement dans la presse et les médias. Dernièrement Psychologies magazine titrait en une : « Les jeunes et l’alcool : quand s’inquiéter ? » et ce journal ne reste qu’un exemple parmi tant d’autres.
Nous assistons à un véritable problème de société et les points de vue divergent grandement, avec certains parents qui déclarent que « on est tous passé par là, il faut bien qu’ils vivent » ou d’autres beaucoup plus radicaux qui voient un véritable fléau pour la jeunesse.
"L'un" des problèmes est que la France est un grand pays consommateur d’alcool et qui plus est avec une certaine « religion » de l’alcool : elle a une relation à l’alcool qui n’est pas la même que tous les autres pays européens...
Une étude de l’Institut de recherches scientifiques sur les boissons (IREB) datant de 2001 explique que « L’entrée dans la consommation se fait dans un contexte familial, que ce soit à la maison ou au restaurant. 70% des jeunes déclarent consommer en famille à 13-14 ans. La consommation reste ainsi "encadrée" par des adultes qui prodiguent une sorte "d’éducation" aux boissons alcoolisées. » On reste mine de rien en face du : « Bois si tu veux être un homme » pour beaucoup de spécialistes même si d’autres déclarent que les jeunes n’ont plus besoin de ça pour boire.
L’étude déclare qu’avec l’âge les milieux et les façons de consommer se diversifient grandement : avec l’âge, la fin du verre des fêtes familiales devient la « murge » ou encore la « biture » du vendredi ou samedi soir au bar ou chez quelqu’un entre amis.
A partir de quand doit-on s'inquiéter
Les industriels de l’alcool et de spiritueux ont vite compris les bénéfices qui pouvaient découler de la vente vers ce nouveau public grand consommateur qu’est la jeunesse. Depuis quelques années on assiste à une modification des alcools vendus en grandes ou moyennes surfaces assez impressionnante. Le vin et la bière ont laissé place à toutes sortes de produits dérivés et, chose assez étrange, le goût de l’alcool se fait très lointain dans certaines boissons et le sucré prend sa place. Ainsi les diverses bières aromatisées à tout et n’importe quoi font fureur chez les plus jeunes (Desperados à la téquila, Amsterdam au whisky, ou encore le 51 citronné, Kriska à la vodka...). Même si l’ajout de deux alcools semble faire encore plus ivrogne, le but est seulement de cacher quelque peu le goût amer de certains alcools en en ajoutant un autre beaucoup plus sucré, la dose et le degré d’alcool restant dans tous les cas les mêmes... Le goût de la « défonce » semble donc primer sur celui de l’alcool.
Pour tenter de comprendre ce nouveau fait de société, certains sociologues et psychologues voient une extériorisation du stress, de la « pression de la société » de plus en plus pesante, et souvent de plus en plus tôt.
Ainsi, le travail acharné, le stress occasionné, l’obligation de réussir pousseraient les jeunes à corps perdus dans l’alcool pour « vraiment se lâcher » et profiter. (Purée mais j'avais pas besoin d'alcool pour ça moi !!!
)
D’autres mettent eux aussi en cause la société mais cette fois-ci, loin d’un stress dû aux études, par une manière de se sentir plus « libre », d’être plus sûr de soi, d’être plus attirant, le tout alcool aidant. Mais bien sûr...
D’autres encore parlent de simple phénomène de société, voire de mode, venu tout droit de Grande Bretagne et connu sous le nom de binge drinking. Euh, c'est sensé être une excuse 8O
Bref on dirait bien que la jeunesse a aujourd’hui beaucoup de mal à s’amuser sans alcool ou drogue et c’est bien grave, vous trouvez pas ?
Le thème de « l’alcool et les jeunes » revient en effet régulièrement dans la presse et les médias. Dernièrement Psychologies magazine titrait en une : « Les jeunes et l’alcool : quand s’inquiéter ? » et ce journal ne reste qu’un exemple parmi tant d’autres.
Nous assistons à un véritable problème de société et les points de vue divergent grandement, avec certains parents qui déclarent que « on est tous passé par là, il faut bien qu’ils vivent » ou d’autres beaucoup plus radicaux qui voient un véritable fléau pour la jeunesse.
"L'un" des problèmes est que la France est un grand pays consommateur d’alcool et qui plus est avec une certaine « religion » de l’alcool : elle a une relation à l’alcool qui n’est pas la même que tous les autres pays européens...
Une étude de l’Institut de recherches scientifiques sur les boissons (IREB) datant de 2001 explique que « L’entrée dans la consommation se fait dans un contexte familial, que ce soit à la maison ou au restaurant. 70% des jeunes déclarent consommer en famille à 13-14 ans. La consommation reste ainsi "encadrée" par des adultes qui prodiguent une sorte "d’éducation" aux boissons alcoolisées. » On reste mine de rien en face du : « Bois si tu veux être un homme » pour beaucoup de spécialistes même si d’autres déclarent que les jeunes n’ont plus besoin de ça pour boire.
L’étude déclare qu’avec l’âge les milieux et les façons de consommer se diversifient grandement : avec l’âge, la fin du verre des fêtes familiales devient la « murge » ou encore la « biture » du vendredi ou samedi soir au bar ou chez quelqu’un entre amis.
A partir de quand doit-on s'inquiéter
Les industriels de l’alcool et de spiritueux ont vite compris les bénéfices qui pouvaient découler de la vente vers ce nouveau public grand consommateur qu’est la jeunesse. Depuis quelques années on assiste à une modification des alcools vendus en grandes ou moyennes surfaces assez impressionnante. Le vin et la bière ont laissé place à toutes sortes de produits dérivés et, chose assez étrange, le goût de l’alcool se fait très lointain dans certaines boissons et le sucré prend sa place. Ainsi les diverses bières aromatisées à tout et n’importe quoi font fureur chez les plus jeunes (Desperados à la téquila, Amsterdam au whisky, ou encore le 51 citronné, Kriska à la vodka...). Même si l’ajout de deux alcools semble faire encore plus ivrogne, le but est seulement de cacher quelque peu le goût amer de certains alcools en en ajoutant un autre beaucoup plus sucré, la dose et le degré d’alcool restant dans tous les cas les mêmes... Le goût de la « défonce » semble donc primer sur celui de l’alcool.
Pour tenter de comprendre ce nouveau fait de société, certains sociologues et psychologues voient une extériorisation du stress, de la « pression de la société » de plus en plus pesante, et souvent de plus en plus tôt.
Ainsi, le travail acharné, le stress occasionné, l’obligation de réussir pousseraient les jeunes à corps perdus dans l’alcool pour « vraiment se lâcher » et profiter. (Purée mais j'avais pas besoin d'alcool pour ça moi !!!
D’autres mettent eux aussi en cause la société mais cette fois-ci, loin d’un stress dû aux études, par une manière de se sentir plus « libre », d’être plus sûr de soi, d’être plus attirant, le tout alcool aidant. Mais bien sûr...
D’autres encore parlent de simple phénomène de société, voire de mode, venu tout droit de Grande Bretagne et connu sous le nom de binge drinking. Euh, c'est sensé être une excuse 8O
Bref on dirait bien que la jeunesse a aujourd’hui beaucoup de mal à s’amuser sans alcool ou drogue et c’est bien grave, vous trouvez pas ?
