Droit des prostituées
Posté : 11/12/2007 13:49
« Daspu » est la nouvelle marque de vêtements en vogue à Rio. La particularité de cette griffe : tous les vêtements sont produits et conçus par des prostituées brésiliennes. Ce projet est porté par une ONG locale, Davida (De la vie), qui défend les droits des professionnelles du sexe de Rio de Janeiro. Le nom « Daspu » - « des putes », en portugais - est inspiré de celui d’un grand magasin de Sao Paulo, « Daslu ». Une référence qui n’était pas du goût des propriétaires du centre commercial, qui ont assigné l’ONG en justice.
Jane Eloi, 32 ans, est séropositive, veuve et mère de trois enfants (aucun n’est infecté par le virus). C’est son mari, aujourd’hui décédé, seule personne avec qui elle n’utilisait pas de préservatifs, qui lui a transmis le HIV. Quand elle a découvert, en 2005, qu’elle était malade, Jane pensait se suicider.
"Un jour, Doroth, de l’ONG Davida, que je ne connaissais pas, est venue parler avec moi dans un de ces bars. Elle m’a dit qu’elle m’observait depuis un certain temps et m’a invitée à découvrir l’ONG où elle travaillait. J’y suis allée parce que je n’avais rien de mieux a faire.
Là-bas j’ai rencontré d’autres prostituées et je me suis rendu compte que j’avais le droit à un peu de dignité. Tout a changé. J’ai découvert que j’avais des droits, comme tout le monde, notamment le droit à des médicaments distribués par le gouvernement pour combattre le SIDA.
Aujourd’hui, je travaille avec l’organisation pour faire connaître nos droits, je distribue des préservatifs et je m’occupe de mes collègues quand elles ont besoin de moi. "
Jane participe également aux défilés, pleins d’humour, de la griffe Daspu.
Pour ou contre une marque de type "daspu" en France ? D'ailleurs en existe-t-il déjà ?
Jane Eloi, 32 ans, est séropositive, veuve et mère de trois enfants (aucun n’est infecté par le virus). C’est son mari, aujourd’hui décédé, seule personne avec qui elle n’utilisait pas de préservatifs, qui lui a transmis le HIV. Quand elle a découvert, en 2005, qu’elle était malade, Jane pensait se suicider.
"Un jour, Doroth, de l’ONG Davida, que je ne connaissais pas, est venue parler avec moi dans un de ces bars. Elle m’a dit qu’elle m’observait depuis un certain temps et m’a invitée à découvrir l’ONG où elle travaillait. J’y suis allée parce que je n’avais rien de mieux a faire.
Là-bas j’ai rencontré d’autres prostituées et je me suis rendu compte que j’avais le droit à un peu de dignité. Tout a changé. J’ai découvert que j’avais des droits, comme tout le monde, notamment le droit à des médicaments distribués par le gouvernement pour combattre le SIDA.
Aujourd’hui, je travaille avec l’organisation pour faire connaître nos droits, je distribue des préservatifs et je m’occupe de mes collègues quand elles ont besoin de moi. "
Jane participe également aux défilés, pleins d’humour, de la griffe Daspu.
Pour ou contre une marque de type "daspu" en France ? D'ailleurs en existe-t-il déjà ?