NDE : y aurait-il une vie après la mort ?
Posté : 03/12/2007 11:06
En juin dernier, l’hôpital de La Timone à Marseille a accueilli en ses murs une conférence-débat sur les NDE (Near Death Experiences) ou expériences de mort imminente (EMI), en français. De plus en plus de personnes hospitalisées sont concernés par ce phénomène.
Même s’il n’existe pas deux NDE semblables, ceux qu’on appelle les « expérienceurs » vivent généralement une décorporation – c’est-à-dire, qu’ils se voient comme s’ils étaient au dessus de leur corps –, connaissent une sensation de bien-être à nulle autre pareille et ont la vision d’un tunnel, d’une lumière et de défunts. Certains voient leur vie défiler en accéléré, comme le personnage joué par Michel Piccoli dans le célèbre film de Claude Sautet Les choses de la vie. D’autres décrivent, alors qu’ils sont dans le coma ou sous anesthésie générale, leur opération ou des scènes de vie hospitalière.
Les cas d’expériences de mort imminente augmentent. « 15 millions d’Américains en 2005, selon un sondage Gallup, contre 8 millions en 1982 », annonce Sonia Barkallah, organisatrice des premières rencontres internationales consacrées à l’EMI à Martigues en juin 2006. Le cardiologue néerlandais Pim Van Lommel explique ce phénomène d’amplification par l’amélioration des techniques de réanimation qui … …accroît le taux de survie. Sur les 344 survivants d’arrêt cardiaque qu’il a étudiés, 18 % avaient vécu une NDE. Les expérienceurs ne présentent aucun profil particulier en matière de sexe, d’âge ou de gravité de leur cas clinique (les plus sérieusement atteints ne sont pas forcément ceux qui font une NDE). Toutefois, la Dre Sylvie Déthiollaz, directrice du Centre Noêsis a remarqué qu’environ 70% de ceux et celles qu’elle avait interviewés avaient connu, dans leur enfance, des actes de maltraitance physique ou sexuelle, ou la perte d’un de leurs parents. « Auraient-ils développé tôt la capacité à “sortir de leur corps” pour pouvoir supporter la souffrance ? » se demande-t-elle. Les cas de NDE ne se limitent pas à l’hôpital. Des témoignages montrent qu’il n’est pas nécessaire d’être cliniquement mort pour vivre ce type d’expérience. Celle-ci peut se produire lors de chocs psychologiques (dans le cadre d’un deuil, par exemple) ou physiques (chute en montagne…) ou plus étonnant encore, dans un acte banal de la vie quotidienne. Selon le Dr Van Lommel, « le contenu des EMI et leurs effets semblent identiques à travers le monde, les cultures et les époques ». Et de rappeler qu’au 1er siècle avant J-C, Platon contait l’histoire d’un soldat déclaré mort sur le champ de bataille et ressuscité après une expérience qui s’apparente fort dans le récit à une NDE et que les traditions orientales, notamment indiennes et tibétaines, évoquent clairement ce va-et-vient entre la vie et l’au-delà.
Malgré la multiplication des témoignages, une NDE reste une expérience individuelle, pas nécessairement facile à vivre, pendant et après. Une minorité, 4 à 5 % au moins, vit une NDE dite « négative » incluant des visions cauchemardesques, reflets de leurs peurs et angoisses. De plus, beaucoup d’expérienceurs sont confrontés à l’incrédulité voire à la moquerie de leur environnement médical ou familial. Impossible alors pour eux de partager ce vécu unique qui remet en question leur conception de la mort comme de la vie. Certains en arrivent à se demander s’ils ne sont pas fous, tandis que d’autres peuvent se croire investis d’une mission.
De leur NDE, les expérienceurs développent un goût pour la vie et une absence de peur de la mort.
Avez-vous vécu une EMI ou bien connaissez-vous des personnes qui en auraient vécues ?
Votre avis sur le sujet ?
Lors de mon long séjour à l'hopital j'ai vécu une expérience très mystique qui serait très compliquée à expliquer et j'ai un peu d'appréhension quant à ce qu'on pourrait me dire à ce sujet mais il en ressort que j'ai beaucoup moins peur de la mort et que même si je ne sais pas à quoi je crois exactement je crois en effet à "quelque chose" ou à "quelqu'un"...
Même s’il n’existe pas deux NDE semblables, ceux qu’on appelle les « expérienceurs » vivent généralement une décorporation – c’est-à-dire, qu’ils se voient comme s’ils étaient au dessus de leur corps –, connaissent une sensation de bien-être à nulle autre pareille et ont la vision d’un tunnel, d’une lumière et de défunts. Certains voient leur vie défiler en accéléré, comme le personnage joué par Michel Piccoli dans le célèbre film de Claude Sautet Les choses de la vie. D’autres décrivent, alors qu’ils sont dans le coma ou sous anesthésie générale, leur opération ou des scènes de vie hospitalière.
Les cas d’expériences de mort imminente augmentent. « 15 millions d’Américains en 2005, selon un sondage Gallup, contre 8 millions en 1982 », annonce Sonia Barkallah, organisatrice des premières rencontres internationales consacrées à l’EMI à Martigues en juin 2006. Le cardiologue néerlandais Pim Van Lommel explique ce phénomène d’amplification par l’amélioration des techniques de réanimation qui … …accroît le taux de survie. Sur les 344 survivants d’arrêt cardiaque qu’il a étudiés, 18 % avaient vécu une NDE. Les expérienceurs ne présentent aucun profil particulier en matière de sexe, d’âge ou de gravité de leur cas clinique (les plus sérieusement atteints ne sont pas forcément ceux qui font une NDE). Toutefois, la Dre Sylvie Déthiollaz, directrice du Centre Noêsis a remarqué qu’environ 70% de ceux et celles qu’elle avait interviewés avaient connu, dans leur enfance, des actes de maltraitance physique ou sexuelle, ou la perte d’un de leurs parents. « Auraient-ils développé tôt la capacité à “sortir de leur corps” pour pouvoir supporter la souffrance ? » se demande-t-elle. Les cas de NDE ne se limitent pas à l’hôpital. Des témoignages montrent qu’il n’est pas nécessaire d’être cliniquement mort pour vivre ce type d’expérience. Celle-ci peut se produire lors de chocs psychologiques (dans le cadre d’un deuil, par exemple) ou physiques (chute en montagne…) ou plus étonnant encore, dans un acte banal de la vie quotidienne. Selon le Dr Van Lommel, « le contenu des EMI et leurs effets semblent identiques à travers le monde, les cultures et les époques ». Et de rappeler qu’au 1er siècle avant J-C, Platon contait l’histoire d’un soldat déclaré mort sur le champ de bataille et ressuscité après une expérience qui s’apparente fort dans le récit à une NDE et que les traditions orientales, notamment indiennes et tibétaines, évoquent clairement ce va-et-vient entre la vie et l’au-delà.
Malgré la multiplication des témoignages, une NDE reste une expérience individuelle, pas nécessairement facile à vivre, pendant et après. Une minorité, 4 à 5 % au moins, vit une NDE dite « négative » incluant des visions cauchemardesques, reflets de leurs peurs et angoisses. De plus, beaucoup d’expérienceurs sont confrontés à l’incrédulité voire à la moquerie de leur environnement médical ou familial. Impossible alors pour eux de partager ce vécu unique qui remet en question leur conception de la mort comme de la vie. Certains en arrivent à se demander s’ils ne sont pas fous, tandis que d’autres peuvent se croire investis d’une mission.
De leur NDE, les expérienceurs développent un goût pour la vie et une absence de peur de la mort.
Avez-vous vécu une EMI ou bien connaissez-vous des personnes qui en auraient vécues ?
Votre avis sur le sujet ?
Lors de mon long séjour à l'hopital j'ai vécu une expérience très mystique qui serait très compliquée à expliquer et j'ai un peu d'appréhension quant à ce qu'on pourrait me dire à ce sujet mais il en ressort que j'ai beaucoup moins peur de la mort et que même si je ne sais pas à quoi je crois exactement je crois en effet à "quelque chose" ou à "quelqu'un"...