parle à mon c..,ma tête est malade!
Posté : 02/04/2007 18:35
Parle à mon c... , ma tête est malade
La dépression est une maladie et dont le traitement est soumis à plusieurs handicaps.
• La honte. Autrefois c'était la Tuberculose, de nos jours c'est la Dépression.
Chaque époque a sa maladie honteuse.
• La Faiblesse. Etre déprimé c'est avoir le sentiment d'être un faible donc un minable
on pense souvent "je vais m'en sortir tout seul, par la volonté ".
C'est faux ! La guérison d'une dépression n'est jamais " liée à la volonté".
Elle peut guérir " spontanément " si les circonstances qui l'ont déclanchée se corrigent ou simplement s'estompent avec le temps mais la volonté n'y est pour rien.
Il existe des pans essentiels de notre Moi qui sont indépendants de notre volonté.
Voyez la sexualité, on ne bande pas à volonté mais par un phénomène régit par l'érotisme, le désir ou l'amour. Et ce qui est érotique pour moi ne l'est peut être pas pour vous.
La volonté viendra plus tard.
• La Culpabilité vient ensuite compléter le tableau.
Je suis faible, je n'arrive pas à m'en sortir par la volonté et je culpabilise.
Logique ! Comme en mathématique, à partir d'un postulat même faux on peut construite un univers parfaitement cohérent et logique. C'est pas pour ça qu'il est vrai.
• L'isolement
Que le sentiment d'isolement soit purement psychique (personne ne me comprend) ou qu'il soit aggravé par un isolement physique (pas de famille, d'ami, de conjoint, etc..) il fait très souvent parti de la dépression.
Par honte, par culpabilité le dépressif n'a pas la capacité à aller vers les autres et refuse généralement les contacts (repli sur soi-même) et le traitement
Rompre l'isolement, c'est faire le premier pas,(je sais,plus facile à dire qu’à faire…)
• L'incompréhension. L'entourage ne comprend pas, même avec la meilleure volonté du monde.
Il peut également apparaître un phénomène inconscient de rejet parmi les proches. C'est pas facile pour eux non plus. Peut-être culpabilisent-ils eux aussi !!!
S'il ne l'a pas connu, personne ne peut imaginer ce trou sombre aux parois lisses dans lequel le dépressif est plongé.
" Fait un effort, reprend toi, il y des bien plus malheureux que toi, etc... ". Les conseils fusent, accroissent la culpabilité et la lumière diminue encore et encore et encore...
• La désinformation. De la " pilule du bonheur , aux conseils " du fils de la concierge dont la petite amie travaille à l'hôpital " qui conseille le traitement XX plutôt que YY. Tout le monde donne son avis d'expert.
• Maladie globale. Quand on a une hépatite on peut supposer que les reins vont bien et inversement.
Dans la dépression rien ne va ! la digestion, la libido, l'appétit, le sommeil, la mémoire, le coeur, la thyroïde, etc... Tout déconne.
Bien sur les troubles sont fonctionnels ( pas imaginaires mais fonctionnels càd mauvais fonctionnement bien réel comme un moteur en bon état qui cafouille parce mal réglé...) et la somatisation est une des grandes expressions de la dépression
C'est aussi, souvent, un moyen de se cacher la vérité de la dépression.
En Afrique, exemple, cette dépression pourra être "expliquée " par un sort. Globalement, c'est pas bête du tout : pas de culpabilisation puisque la source du problème est extérieure....
• Le suicide. A noter que s'il est réussi, c'est l'handicap majeur pour le thérapeute
Dans la dépression, l'apparition de pensées ou d'envies suicidaires sont fréquentes, habituelles et normales.
La folie ne vous guette pas ! Probablement, dans la même situation mon sentiment serait le même.
A un instant précis, le suicide semble être LA solution idéale voire la seule solution possible.
Le problème est que le suicide est la solution " sans futur c'est à dire définitive, sans possibilité de retour et prise à un instant précis pour une situation généralement provisoire.
Du fait de la maladie, alors que la moindre décision est un calvaire, celle de mourir peut envahir l'esprit. La souffrance des autres reste lointaine et théorique. Pourtant, ce n'est pas LA SOLUTION.
Ce n'est pas non plus de la lâcheté ni du courage. Ce serait plutôt un leurre, un piège, un mythe, bref un quelque chose directement produit par la maladie.
Comme la grippe donne la fièvre, la dépression engendre le risque suicidaire. En traitant l'un, on corrige l'autre …
avez-vous vécu à un moment ou un autre cette maladie?
quelle est votre expérience face à cette terrible maladie?
La dépression est une maladie et dont le traitement est soumis à plusieurs handicaps.
• La honte. Autrefois c'était la Tuberculose, de nos jours c'est la Dépression.
Chaque époque a sa maladie honteuse.
• La Faiblesse. Etre déprimé c'est avoir le sentiment d'être un faible donc un minable
on pense souvent "je vais m'en sortir tout seul, par la volonté ".
C'est faux ! La guérison d'une dépression n'est jamais " liée à la volonté".
Elle peut guérir " spontanément " si les circonstances qui l'ont déclanchée se corrigent ou simplement s'estompent avec le temps mais la volonté n'y est pour rien.
Il existe des pans essentiels de notre Moi qui sont indépendants de notre volonté.
Voyez la sexualité, on ne bande pas à volonté mais par un phénomène régit par l'érotisme, le désir ou l'amour. Et ce qui est érotique pour moi ne l'est peut être pas pour vous.
La volonté viendra plus tard.
• La Culpabilité vient ensuite compléter le tableau.
Je suis faible, je n'arrive pas à m'en sortir par la volonté et je culpabilise.
Logique ! Comme en mathématique, à partir d'un postulat même faux on peut construite un univers parfaitement cohérent et logique. C'est pas pour ça qu'il est vrai.
• L'isolement
Que le sentiment d'isolement soit purement psychique (personne ne me comprend) ou qu'il soit aggravé par un isolement physique (pas de famille, d'ami, de conjoint, etc..) il fait très souvent parti de la dépression.
Par honte, par culpabilité le dépressif n'a pas la capacité à aller vers les autres et refuse généralement les contacts (repli sur soi-même) et le traitement
Rompre l'isolement, c'est faire le premier pas,(je sais,plus facile à dire qu’à faire…)
• L'incompréhension. L'entourage ne comprend pas, même avec la meilleure volonté du monde.
Il peut également apparaître un phénomène inconscient de rejet parmi les proches. C'est pas facile pour eux non plus. Peut-être culpabilisent-ils eux aussi !!!
S'il ne l'a pas connu, personne ne peut imaginer ce trou sombre aux parois lisses dans lequel le dépressif est plongé.
" Fait un effort, reprend toi, il y des bien plus malheureux que toi, etc... ". Les conseils fusent, accroissent la culpabilité et la lumière diminue encore et encore et encore...
• La désinformation. De la " pilule du bonheur , aux conseils " du fils de la concierge dont la petite amie travaille à l'hôpital " qui conseille le traitement XX plutôt que YY. Tout le monde donne son avis d'expert.
• Maladie globale. Quand on a une hépatite on peut supposer que les reins vont bien et inversement.
Dans la dépression rien ne va ! la digestion, la libido, l'appétit, le sommeil, la mémoire, le coeur, la thyroïde, etc... Tout déconne.
Bien sur les troubles sont fonctionnels ( pas imaginaires mais fonctionnels càd mauvais fonctionnement bien réel comme un moteur en bon état qui cafouille parce mal réglé...) et la somatisation est une des grandes expressions de la dépression
C'est aussi, souvent, un moyen de se cacher la vérité de la dépression.
En Afrique, exemple, cette dépression pourra être "expliquée " par un sort. Globalement, c'est pas bête du tout : pas de culpabilisation puisque la source du problème est extérieure....
• Le suicide. A noter que s'il est réussi, c'est l'handicap majeur pour le thérapeute
Dans la dépression, l'apparition de pensées ou d'envies suicidaires sont fréquentes, habituelles et normales.
La folie ne vous guette pas ! Probablement, dans la même situation mon sentiment serait le même.
A un instant précis, le suicide semble être LA solution idéale voire la seule solution possible.
Le problème est que le suicide est la solution " sans futur c'est à dire définitive, sans possibilité de retour et prise à un instant précis pour une situation généralement provisoire.
Du fait de la maladie, alors que la moindre décision est un calvaire, celle de mourir peut envahir l'esprit. La souffrance des autres reste lointaine et théorique. Pourtant, ce n'est pas LA SOLUTION.
Ce n'est pas non plus de la lâcheté ni du courage. Ce serait plutôt un leurre, un piège, un mythe, bref un quelque chose directement produit par la maladie.
Comme la grippe donne la fièvre, la dépression engendre le risque suicidaire. En traitant l'un, on corrige l'autre …
avez-vous vécu à un moment ou un autre cette maladie?
quelle est votre expérience face à cette terrible maladie?