Samuel Beckett
Posté : 14/03/2007 08:47
On a fêté le centenaire de sa naissance l’année dernière, et cette année, le centre Pompidou lui consacre une grande exposition. Lui, c’est Samuel Beckett (1906-1989), le roi du théâtre absurde, ce genre théâtral qui mêle situations grotesques et langage déstructuré. Pourquoi Beckett vaut-il le détour? Réponse en six points.
Parce qu’il incarne l’image de l’intellectuel fantasmatique
Ultra beau, air grave, yeux perçants et petites lunettes rondes, Beckett, né à Foxrock, au sud de Dublin, s’inscrit dans la veine des Jonathan Swift, Oscar Wilde et James Joyce, la fine fleur littéraire irlandaise. Et n’a pas peur d’écrire aussi bien en anglais qu'en français, qui plus est.
Parce qu’il est engagé
En 1994, Beckett compte parmi les résistants dans le maquis du Vaucluse et participe à des sabotages. Dans ses œuvres aussi, l’engagement n’est pas un vain mot. En 1982, bien qu’affaibli, il met en scène sa pièce de théâtre «Catastrophe», en hommage au tchèque Vaclav Havel emprisonné et pas encore président.
Parce qu’il est rebelle
Bien plus tard, en 1969, alors qu’on lui décerne le prix Nobel de littérature, il refuse d’aller le chercher à Stockholm et refuse encore de se faire représenter sur place par l’ambassadeur d’Irlande, comme le protocole le prévoit dans ce cas. Ce sera son éditeur, Jérôme Lindon, qui récupéra le prix, conformément à la volonté de l’écrivain.
Parce qu’il est l'homme du mystère
Beckett refusait d’être filmé et d’être interviewé. «Tout ce que j’avais à dire, je l’ai dit dans mon œuvre», expliquait-il. Poussant cette logique à son paroxysme, l’homme du non-compromis avait ainsi démissionné de son poste d’enseignant au Trinity College de Dublin car «enseigner, c’est s’exhiber», dira-t-il après.
Parce qu’il ne prévoit pas tous les coups
L’une de ses œuvres la plus connue, «En attendant Godot», a été conçue entre deux romans, en moins de trois mois à la fin de l’année 1948. Et voici comment on fait d’une récréation un best-seller…
Parce qu’il est multi-palettes
Outre le théâtre et les romans, il réalise pour le cinéma «Film», une œuvre muette et expérimentale tournée en 1964 avec Buster Keaton comme acteur principal.
A voir: Exposition Samuel Beckett au centre Pompidou, à Paris, jusqu'au 25 juin.
lu sur 20Minutes.fr, éditions du 13/03/2007 - 19h41
Parce qu’il incarne l’image de l’intellectuel fantasmatique
Ultra beau, air grave, yeux perçants et petites lunettes rondes, Beckett, né à Foxrock, au sud de Dublin, s’inscrit dans la veine des Jonathan Swift, Oscar Wilde et James Joyce, la fine fleur littéraire irlandaise. Et n’a pas peur d’écrire aussi bien en anglais qu'en français, qui plus est.
Parce qu’il est engagé
En 1994, Beckett compte parmi les résistants dans le maquis du Vaucluse et participe à des sabotages. Dans ses œuvres aussi, l’engagement n’est pas un vain mot. En 1982, bien qu’affaibli, il met en scène sa pièce de théâtre «Catastrophe», en hommage au tchèque Vaclav Havel emprisonné et pas encore président.
Parce qu’il est rebelle
Bien plus tard, en 1969, alors qu’on lui décerne le prix Nobel de littérature, il refuse d’aller le chercher à Stockholm et refuse encore de se faire représenter sur place par l’ambassadeur d’Irlande, comme le protocole le prévoit dans ce cas. Ce sera son éditeur, Jérôme Lindon, qui récupéra le prix, conformément à la volonté de l’écrivain.
Parce qu’il est l'homme du mystère
Beckett refusait d’être filmé et d’être interviewé. «Tout ce que j’avais à dire, je l’ai dit dans mon œuvre», expliquait-il. Poussant cette logique à son paroxysme, l’homme du non-compromis avait ainsi démissionné de son poste d’enseignant au Trinity College de Dublin car «enseigner, c’est s’exhiber», dira-t-il après.
Parce qu’il ne prévoit pas tous les coups
L’une de ses œuvres la plus connue, «En attendant Godot», a été conçue entre deux romans, en moins de trois mois à la fin de l’année 1948. Et voici comment on fait d’une récréation un best-seller…
Parce qu’il est multi-palettes
Outre le théâtre et les romans, il réalise pour le cinéma «Film», une œuvre muette et expérimentale tournée en 1964 avec Buster Keaton comme acteur principal.
A voir: Exposition Samuel Beckett au centre Pompidou, à Paris, jusqu'au 25 juin.
lu sur 20Minutes.fr, éditions du 13/03/2007 - 19h41