Euthanasie
Posté : 02/03/2007 07:26
La décision n'est pour le moment que régionale, mais c'est une première. Mercredi, le gouvernement régional d'Andalousie a reconnu officiellement le droit de mourir à une malade espagnole, atteinte de dystrophie musculaire, en autorisant le débranchement de son assistance respiratoire. C'est une demande qu'elle formulait depuis des années.
Cette assistance respiratoire maintient en vie la quinquagénaire prostrée sur son lit d' un hôpital depuis neuf ans. Les responsables andalous ont suivi les avis formulés par le Conseil consultatif et le Comité régional d'éthique, qui considère que la requête de la malade se fonde sur le "refus de traitement", un droit reconnu par la loi espagnole qui interdit en revanche l'euthanasie.
"On a déjà retrouvé des malades débranchés en Espagne mais c'est la première fois que l'un d'eux réclame l'application de ce droit à voix haute", a expliqué l'association espagnole "Droit à mourir dignement" salue la décision espérant qu'elle puisse "servir de précédent pour d'autres cas similaires".
L'Espagne suivra-t-elle cette voie ? Les socialistes au pouvoir, déjà en confrontation avec l'Eglise catholique sur de nombreuses réformes de société, avaient prévu dans leur programme électoral de 2004 de créer une commission parlementaire sur l'euthanasie, qui n'a pas vu le jour.
Mi-janvier, une militante française pro-euthanasie de 69 ans s'était donné la mort à Alicante, dans la crainte que son "invalidité progressive ne lui vole son indépendance". Elle avait, avant de se suicider, donné une longue interview au quotidien espagnol El Pais pour expliquer sa volonté de créer un débat de société et de provoquer un "changement culturel" sur les questions du suicide assisté et de l'euthanasie.
Cette assistance respiratoire maintient en vie la quinquagénaire prostrée sur son lit d' un hôpital depuis neuf ans. Les responsables andalous ont suivi les avis formulés par le Conseil consultatif et le Comité régional d'éthique, qui considère que la requête de la malade se fonde sur le "refus de traitement", un droit reconnu par la loi espagnole qui interdit en revanche l'euthanasie.
"On a déjà retrouvé des malades débranchés en Espagne mais c'est la première fois que l'un d'eux réclame l'application de ce droit à voix haute", a expliqué l'association espagnole "Droit à mourir dignement" salue la décision espérant qu'elle puisse "servir de précédent pour d'autres cas similaires".
L'Espagne suivra-t-elle cette voie ? Les socialistes au pouvoir, déjà en confrontation avec l'Eglise catholique sur de nombreuses réformes de société, avaient prévu dans leur programme électoral de 2004 de créer une commission parlementaire sur l'euthanasie, qui n'a pas vu le jour.
Mi-janvier, une militante française pro-euthanasie de 69 ans s'était donné la mort à Alicante, dans la crainte que son "invalidité progressive ne lui vole son indépendance". Elle avait, avant de se suicider, donné une longue interview au quotidien espagnol El Pais pour expliquer sa volonté de créer un débat de société et de provoquer un "changement culturel" sur les questions du suicide assisté et de l'euthanasie.