Orthographe ou ortograf ?
Posté : 11/03/2006 22:46
Il n'existe pas de pensée sans langage (essayez de penser sans mots...).
Comment faire profiter un de ces presse-claviers ignorants des détails de notre langage de l'une des subtilités suivantes :
"Un sot portant un sceau dans un seau fit un saut et les 3 [so] tombèrent"
"Une bitte avec 2 t est une formule de politesse germanique ou un gros truc d'amarrage"
Partant, comment peut-on penser avec précision et efficacité si les outils, voire les briques de construction de la pensée même, sont émoussés à les rendre difformes ?
Comment imaginer construire un édifice intellectuel solide sur des mots mous ?
Comment exprimer des concepts subtils tels la différence entre la beauté libre et la beauté adhérente que Kant définit en quelques lignes si les éléments du discours ne sont maîtrisés qu'avec l'approximation d'un pianiste du SMS moderne ?
D'otre pans ke l'ortograf é un plé kil conviain de soigné pour libéré l'espri du cor dé mo, afin ke la pansé ne soi plu antravé. La gramer deviain alor superflu et le vocabulair tro rich. lang limité o max: + efficac, - per 2 tan.
Quant à quand lire Kant, évidemment, une telle perte de temps ne peut s'envisager que dans un monde vieux jeux, perclus de villénies orthographiques et de subtilités inutiles et ô pourtant tellement jouissives que je mourrai plus sûrement de la perte du langage que de celle de la parole.
Comment faire profiter un de ces presse-claviers ignorants des détails de notre langage de l'une des subtilités suivantes :
"Un sot portant un sceau dans un seau fit un saut et les 3 [so] tombèrent"
"Une bitte avec 2 t est une formule de politesse germanique ou un gros truc d'amarrage"
Partant, comment peut-on penser avec précision et efficacité si les outils, voire les briques de construction de la pensée même, sont émoussés à les rendre difformes ?
Comment imaginer construire un édifice intellectuel solide sur des mots mous ?
Comment exprimer des concepts subtils tels la différence entre la beauté libre et la beauté adhérente que Kant définit en quelques lignes si les éléments du discours ne sont maîtrisés qu'avec l'approximation d'un pianiste du SMS moderne ?
D'otre pans ke l'ortograf é un plé kil conviain de soigné pour libéré l'espri du cor dé mo, afin ke la pansé ne soi plu antravé. La gramer deviain alor superflu et le vocabulair tro rich. lang limité o max: + efficac, - per 2 tan.
Quant à quand lire Kant, évidemment, une telle perte de temps ne peut s'envisager que dans un monde vieux jeux, perclus de villénies orthographiques et de subtilités inutiles et ô pourtant tellement jouissives que je mourrai plus sûrement de la perte du langage que de celle de la parole.