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Arche de Zoé: demande de mise en liberté et de requalification des faits
Quinze jours après le début de l'affaire de l'Arche de Zoé, les avocats de l'association qui a tenté d'emmener 103 enfants en France ont demandé jeudi à N'Djamena la mise en liberté de leurs clients, ainsi que la requalification des faits afin de réduire les peines encourues.
Le juge d'instruction a procédé au palais de justice de la capitale tchadienne à une confrontation entre les six membres français de l'Arche de Zoé et les quatre responsables de l'est du Tchad également inculpés.
Au cours de cette confrontation, le président de l'association française, Eric Breteau, a dédouané les trois Espagnols, le Belge et trois des quatre Tchadiens incarcérés à N'Djamena pour "complicité", selon une source judiciaire.
Il a expliqué n'avoir jamais rencontré les trois Tchadiens - le sous-préfet, le maire et le secrétaire général de la mairie de la localité de Tiné frontalière du Soudan. Il n'a en revanche pas mis hors de cause le quatrième tchadien, un chef de quartier du même secteur.
A l'issue de la confrontation, les avocats des six Français, poursuivis jusqu'ici pour "enlèvement de mineurs en vue de compromettre leur état civil" et "escroquerie", des crimes passibles de cinq à vingt ans de travaux forcés au Tchad, ont demandé une requalification des faits.
"Nous avons déposé une requête pour requalifier les faits de crime en délit, si tant est qu'il y ait eu une infraction, ce que nous contestons", a affirmé Me Mario Stasi. "Nous avons également déposé une demande de mise en liberté provisoire", a-t-il ajouté.
Les défenseurs de l'Arche de Zoé espèrent obtenir une inculpation d'"enlèvement et détournement sur mineurs de moins de quinze ans sans fraude ni violence", un délit passible de deux à cinq ans de prison.
L'avocat Jean-Bernard Padaré doit également introduire vendredi une demande de mise en liberté des Tchadiens.
Il en a déjà fait autant pour les trois Espagnols de l'équipage de l'avion affrété par l'Arche de Zoé pour emmener les enfants en France le 25 octobre, et pour le pilote belge qui en avait acheminés une partie depuis la frontière tchado-soudanaise à Abéché, dans l'est du Tchad.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, s'est déclaré de son côté confiant sur une libération prochaine des trois Espagnols.
Les membres de l'Arche de Zoé se sont défendus, d'après leurs avocats, en expliquant qu'ils voulaient sauver des "orphelins du Darfour", région soudanaise limitrophe du Tchad en proie à une guerre civile.
"Comme ils ne connaissaient pas les langues locales (de l'est du Tchad), ils se sont servis d'interprètes locaux qu'ils ont envoyé voir des chefs de village de l'autre côté (de la frontière tchado-soudanaise)" pour ramener ces enfants, a affirmé à l'AFP Me Abdou Lamia.
(La Dépêche)
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A VOUS DE REAGIR !

Pour vous les membres de l'Association l'Arche de Zoé sont-ils coupable ? Quelles étaient leur intention ? Naïf ? ou conscient de leur acte ?
Les inculpés doivent-ils être jugés en France ou au Tchad ?