Posté : 16/06/2008 14:59
Trève de plaisanterie.
Je me trouve actuellement hyper mal dans une situation emblématique du mal français.
Je travaille depuis mi-mai dans une unité alzheimer, qui dit alzheimer dit summum de la difficulté & des conditions de travail les plus pourries qui existent dans le paramédical.
Comme si ça ne suffisait pas, on travaille en 12h/jour, donc on bosse "que" 14 jours par mois... Les 3/4 de l'équipe sont des filles non diplômées qui ont appris le boulot "sur le tas". Donc autant dire que vu le tas en question elles bossent comme des bouses.
On a le matériel compté. Vas-y torcher 28 fessiers avec le double de lingettes 3 fois dans la journée.
On nous demande ouvertement de bâcler le boulot pour finir à temps... BERK
Je mettrais pas ma grand mère dans cette institution où la maltraitance passive est la politique en vigueur.
Alors me direz-vous... Comment se fait-il qu'ils trouvent encore du personnel diplômé?
Eh bien parce qu'ils appliquent à fond la politique de... Iznogoud donc.
C'est pas exactement "travailler plus pour gagner plus", non en l'occurence ce serait plutôt "accepter un bon salaire pour fermer les yeux".
Oui, on est très bien payé là bas.
Pendant nos jours de repos on reste à larver, histoire d'avoir la force d'aller bosser le lendemain... Une vie, ça?
L'argent qu'on gagne on n'a même plus la force d'aller le dépenser, c'est formidable pour le compte en banque.
Ou alors on le dépense en achats compulsifs histoire de défouler la rage accumulée au boulot, et je n'exagère pas.
Je parle de rage.
Ce matin je ne suis pas allée bosser.
Ce n'est pas exactement un coup de tête... En fait j'y pensais depuis la première fois où j'ai enfilé ma tenue rayé jaune et blanc qui me donne exactement l'air d'une tarte au citron.
Je suis restée à chialer chez moi et j'ai appelé mon boss pour lui raconter une histoire plus grosse que moi. Il n'y a d'ailleurs pas cru une seconde.
Demain je sais pas ce que je vais faire.
Je pense à partir depuis le premier jour, parce que dès le premier jour j'ai eu le sentiment d'avoir mis le pied dans un traquenard.
Dans le paramédical en général on a le choix entre des conditions de travail merdiques et un bon salaire ou un smic+ avec des conditions de travail idéales.
Demain j'ai le choix entre retourner bosser, la sex entre les pattes et prendre le risque de voir ma période d'essai se transformer en CDI avec un mois de préavis requis avant de démissionner (donc coincée là bas pour encore un bout de temps), ou leur claquer dans les doigts et aller voir ailleurs si j'y suis.
Mais si je choisis la deuxième option, parait-il que je serais tricard dans la région pour me faire embaucher ailleurs.
Et comme si ça ne suffisait pas je n'ai toujours pas trouvé de mode de garde pour ma fille de 5 mois
Je me trouve actuellement hyper mal dans une situation emblématique du mal français.
Je travaille depuis mi-mai dans une unité alzheimer, qui dit alzheimer dit summum de la difficulté & des conditions de travail les plus pourries qui existent dans le paramédical.
Comme si ça ne suffisait pas, on travaille en 12h/jour, donc on bosse "que" 14 jours par mois... Les 3/4 de l'équipe sont des filles non diplômées qui ont appris le boulot "sur le tas". Donc autant dire que vu le tas en question elles bossent comme des bouses.
On a le matériel compté. Vas-y torcher 28 fessiers avec le double de lingettes 3 fois dans la journée.
On nous demande ouvertement de bâcler le boulot pour finir à temps... BERK
Je mettrais pas ma grand mère dans cette institution où la maltraitance passive est la politique en vigueur.
Alors me direz-vous... Comment se fait-il qu'ils trouvent encore du personnel diplômé?
Eh bien parce qu'ils appliquent à fond la politique de... Iznogoud donc.
C'est pas exactement "travailler plus pour gagner plus", non en l'occurence ce serait plutôt "accepter un bon salaire pour fermer les yeux".
Oui, on est très bien payé là bas.
Pendant nos jours de repos on reste à larver, histoire d'avoir la force d'aller bosser le lendemain... Une vie, ça?
L'argent qu'on gagne on n'a même plus la force d'aller le dépenser, c'est formidable pour le compte en banque.
Ou alors on le dépense en achats compulsifs histoire de défouler la rage accumulée au boulot, et je n'exagère pas.
Je parle de rage.
Ce matin je ne suis pas allée bosser.
Ce n'est pas exactement un coup de tête... En fait j'y pensais depuis la première fois où j'ai enfilé ma tenue rayé jaune et blanc qui me donne exactement l'air d'une tarte au citron.
Je suis restée à chialer chez moi et j'ai appelé mon boss pour lui raconter une histoire plus grosse que moi. Il n'y a d'ailleurs pas cru une seconde.
Demain je sais pas ce que je vais faire.
Je pense à partir depuis le premier jour, parce que dès le premier jour j'ai eu le sentiment d'avoir mis le pied dans un traquenard.
Dans le paramédical en général on a le choix entre des conditions de travail merdiques et un bon salaire ou un smic+ avec des conditions de travail idéales.
Demain j'ai le choix entre retourner bosser, la sex entre les pattes et prendre le risque de voir ma période d'essai se transformer en CDI avec un mois de préavis requis avant de démissionner (donc coincée là bas pour encore un bout de temps), ou leur claquer dans les doigts et aller voir ailleurs si j'y suis.
Mais si je choisis la deuxième option, parait-il que je serais tricard dans la région pour me faire embaucher ailleurs.
Et comme si ça ne suffisait pas je n'ai toujours pas trouvé de mode de garde pour ma fille de 5 mois