PETITPRINCE a écrit :
Effectivement c'est rare de la part d'un pyschiatre de dire cela à son patient, ça fait pas très sérieux ...
Au contraire, c'est la preuve d'un grand sérieux de sa part, PetitPrince : elle aurait pu continuer à me voir et ne m'être plus d'aucune utilité, mais continuer à empocher le prix des séances... alors qu'elle ne m'aurait plus rien apporté.
Là, elle a été honnête et franche, elle m'a dit que dans mon cas, il valait mieux passer le relais à un de ses confrères, mieux spécialisés, et qui pourrait donc m'aider mieux qu'elle.
Et personnellement, elle m'a beaucoup apporté, je lui en serai toute ma vie reconnaissante.
Maintenant, tous les psys n'ont pas cette honnêteté-là et préfèreront garder leurs patients, leur faire payer le prix de la consultation, alors qu'ils ne pourront plus rien pour eux et qu'ils perdront leur temps, voire ils aggraveront leur situation.
PETITPRINCE a écrit : j'avais été en voir un mais j'ai arrêté au bout de deux mois ... Car le fait de lui parler ça me retourné le couteau dans la plaie ... ça me faisait mal.
Pendant 1/2 heure il me faisait parler de ma copine et après c'était l'enfer quand je sortais de sa consultation j'avais envie de courir à la gare de Tarbes et prendre le premier train pour Paris la rejoindre.
Et à chaque séance c'était pareil ... j'y crois pas du tout.
bin... c'est justement parce que tu n'as pas continué que maintenant, tu en es toujours au stade où tu es...
J'aime pas trop en parler mais bon... j'ai subi des viols collectifs à l'adolescence et j'ai vu ma mère se faire massacrer la tronche par mon beau-père pendant des années, d'autres choses aussi moins dures, mais bon... c'est pour ça que je vais voir un psy depuis de nombreuses années.
En parler, c'est sûr que ça fait du mal, surtout les premiers mois, mais le vrai travail, c'est à long terme qu'il se fait.
Si tu prends tes jambes à ton cou après seulement 2 mois sous prétexte que ça te faisait du mal d'en parler, excuse-moi de te dire ça, mais c'est n'importe quoi. Tu n'as absolument pas le droit de dire que ton psy ne t'était d'aucune utilité parce qu'en réalité, c'est toi qui a fui la réalité et qui a arrêté un travail qui venait à peine de commencer. C'est trop facile de rejeter la faute sur ton psy alors que c'est toi qui n'as pas eu le courage d'affronter ton mal.
Je ne dis pas ça pour te juger mais plutôt pour défendre ton psy. Un travail psy, ça ne se fait pas en 2 mois, mais en plusieurs années.
Il est normal qu'il te fasse parler de ta copine puisque c'est à cause d'elle que tu vas mal et à cause d'elle que tu vas le voir. Tu voulais quoi ? aller le voir et parler de ton voisin de palier ?? Sois un peu raisonnable
Au début, en parler, c'est dur, mais au fil du temps, ça s'atténue, on en parle plus facilement, on devient plus lucide face à la situation et c'est là que la guérison commence, quand on en parle sans plus souffrir.
Apparemment, tu n'as pas voulu dépasser ce stade, libre à toi, mais ne rejette pas la faute sur ton psy en disant qu'il est nul et ne t'a pas servi : c'est toi qui as baissé les bras et n'a pas accepté de continuer le travail.