Le fameux nounours est l'emblème des Jeux de Pékin, vous le savez sans doute...
Mais ses instincts maternel et reproductif sont quasi nuls, vous le savez peut-être moins !
Ainsi, 26 millions d'euros ont été versés à la cause par l'Etat chinois. Banques génétiques, embryons congelés, inséminations artificielles, caméras vidéo à l'affût du moindre désir des locataires mobilisent une armée de chercheurs et de soignants.
Pour les pandas adultes - qui le deviennent qu'à 3 ans -, rien n'est épargné pour éveiller l'instinct qui doit bien dormir quelque part en eux. Plus fiable que l'insémination, compte tenu des rares disponibilités de madame, la reproduction naturelle est un objectif pour lequel les équipes chinoises, après s'être creusé la cervelle, ont trouvé un moyen qui doit peu à la science : filmer et montrer aux récalcitrants les accouplements de leurs congénères.
Et ça marche, semble-t-il. "Les images répétitives et grognements de volupté éveillent", d'après leurs observateurs, "la curiosité" des flemmards qui finissent par lâcher leur pousse de bambou. C'est ainsi que la fin de 2007 a vu un baby-boom de 26 pandas remplir la réserve de Sichuan
