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de Tequila » 03/01/2008 07:55
La psychiatrie nous ment...C'est du moins le propos de Jean-Sylvestre THEPENIER, qu'il développe dans un site qu'il a consacré à la lutte contre les abus de la psychiatrie.
Il a raconté son histoire dans un livre paru en 1993, Je suis vivant ou "la drogue pas question".
Mais je le laisse se présenter lui-même :
"Ancien toxicomane, j’ai malheureusement touché à toutes les drogues et j’ai été enfermé en psychiatrie 25 fois dans les années 70, soit 3 ans pour désintoxication (soigné par cure de sommeil, camisole de force, médicaments divers et variés) sans aucun résultat.
Les seuls effets que j’ai pu avoir de cette période est une furieuse envie de me suicider (due à la prise de certains médicaments). Ils me rendaient dépressif et ce n’est que lorsque je les arrêtais que j’avais de nouveau envie de vivre. Interné, en service fermé, à sainte Anne à l’époque du docteur LOO (psychiatre) j’ai compris ce que l’on me faisait. Les psychiatres et psychologues me gardaient là sans savoir quoi faire de moi (en six mois à cette époque je n’ai vu qu’une fois le psychiatre et cinq minutes, pas plus) (Je confirme !).
En pyjama toute la journée (uniforme de l’établissement) nous ne faisions rien d’autre que fumer (souvenirs, souvenirs...), prendre des médicaments et chercher à nous enfuir (pour les plus résistants) ou être attaché avec une camisole de force si nous n’étions pas contents, ce qui était mon cas. Je suis allé aussi dans d’autres hôpitaux comme l’hôpital nord à Marseille, Cadillac à Bordeaux, Villejuif à Paris (où le psychiatre Olivenstein m’a enfermé dans une cellule capitonné après m’avoir donné des médicaments, qui me donnèrent l’impression que mon cou allait se casser, vous imaginez l’angoisse !) et d’autres dont j’ai oublié le nom. Peut-être qu’à l’époque il n’y avait pas grand chose pour aider un toxicomane à se sortir de la drogue.
Ce dont je suis sûr c’est que la psychiatrie n’a fait que me rendre les choses plus difficiles (  ) et que malgré tout des gens et des associations œuvraient de toutes leurs forces pour faire que des paumés comme je l’étais à ce moment là puisse VIVRE et je les remercie. La psychiatrie n’a rien retiré de ses expériences et continue à maltraiter les gens et surtout à se croire indispensable.
Ne pas faire son auto-critique.
Ne jamais douter.
Être convaincu de pouvoir tout résoudre.
C'est en substance les raisons qui m'ont poussé à ne plus voir le psychiatre que j'ai fréquenté pendant plus de deux ans.
Je le vois toujours une fois par mois, mais uniquement pour des prescriptions de médicaments.
C'est bien suffisant."
Si vous connaissez un peu l'univers de la psychiatrie, qu'en pensez-vous ? Comment améliorer les choses...?

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de Cara » 03/01/2008 10:03
Je pense qu'il fait bien de préciser que cela se passait dans les années 70.
A l'heure actuelle, c'est plus du tout pareil, et heureusement d'ailleurs !
Bien sûr, il y a toujours des asiles et des personnes à qui l'ont doit mettre la camisole, mais il s'agit uniquement des personnes très atteintes et en cas de grosses violences.
bon maintenant, tous les psys ne sont pas les mêmes, mais personnellement, je fréquente un psychiatre depuis des années, un neuropsychiatre maintenant et il n'a absolument jamais été question de tout ce dont ce bonhomme parle.
Au contraire, même !
Mon psy n'a jamais été pour l'apport médicamenteux, il a toujours privilégié l'approche thérapeutique avant tout. Les médicaments sont là uniquement pour gérer les cas les plus difficiles et/ou en période de crises.
A l'heure actuelle, il est absolument hors de question de mettre la camisole à des toxicomanes, on n'est plus au moyen-âge
Au niveau des médicaments, ça a évolué aussi, ils sont bcp moins nocifs qu'avant.
Par contre, pour avoir fait un séjour de quelques semaines en Centre de Santé Mentale il y a 2 ans 1/2, je peux confirmer une chose : le psy ne passe pas assez souvent. On a souvent affaire au personnel médical, infirmiers, éducateurs, etc... mais LE psychiatre passe très rarement, alors qu'au départ, c'est quand même lui qui est là pour nous aider avant tout.
Mais bon, là, je vais être indulgente : le centre où j'étais ne comptait que 2 psychiatres pour des centaines de pensionnaires. Trop peu. Beaucoup trop peu. 
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de revlam-ex-membres » 03/01/2008 21:09
Tequila a écrit:Moi aussi j'ai pu constater que le psy passait peu...Et quand il passait les entretiens étaient très vite expédiés. Les patients se sentaient fortement délaissés Mon psy me tenait un discours plutôt rigide concernant la nécessité des médicaments indissociables selon lui de la thérapie. Pourtant quand je lui ai dit que j'ai arrêté mon traitement et que je ne m'en porte pas plus mal (aucune différence !!!) il n'a pas eu l'air de voir ça d'un trop mauvais oeil et m'a dit qu'on allait donc voir sur du moyen terme ce que ça donne. Moi, puisqu'il n'y a pas de différence notable, je préfère faire sans !
A l'école c'est ce que l'on apprend en tt cas une thérapie psy ne va jamais dans de medocs. Ca depend aussi du degré d'importance du pb.
L'amour fait songer, vivre et croire. Il a pour réchauffer le coeur un rayon de plus que la gloire, et ce rayon, c'est le bonheur. Victor Hugo
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de Vesoke-ex-membres » 03/01/2008 21:28
Cara a écrit:Je pense qu'il fait bien de préciser que cela se passait dans les années 70.
Effectivement, la précision est de taille !!!
Je pense que la psychiatrie a beaucoup évolué, entre les années 70 et aujourd'hui! On ne met plus les gens sous camisole, comme ça, il y a des protocoles très précis.
Quant aux médocs, certains psy restent persuadés que c'est LA solution, d'autres effectivement ont évolué et s'intéresse tout d'abord à la personne, avant de voir les medocs. Cependant, il ne faut pas oublier non plus que, pour certaines personnes, les médicaments ont un réel intérêt. Après, il ne faut pas que cela soit dans l'excès, j'ai eu l'occasion de travailler avec des personnes sous camisoles chimiques, et, la, je ne vois plus l'intéret, mais ils sont pourtant nécessaires.
Même si de nombreuses choses peuvent encore etre améliorées, je pense qu'il y a eu une grande évolution dans ce domaine
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de PETITPRINCE » 05/01/2008 21:35
Tequila a écrit:Moi aussi j'ai pu constater que le psy passait peu...Et quand il passait les entretiens étaient très vite expédiés. Les patients se sentaient fortement délaissés Mon psy me tenait un discours plutôt rigide concernant la nécessité des médicaments indissociables selon lui de la thérapie. Pourtant quand je lui ai dit que j'ai arrêté mon traitement et que je ne m'en porte pas plus mal (aucune différence !!!) il n'a pas eu l'air de voir ça d'un trop mauvais oeil et m'a dit qu'on allait donc voir sur du moyen terme ce que ça donne. Moi, puisqu'il n'y a pas de différence notable, je préfère faire sans !
Tu comprends ma réticence au sujet des psy Téquila ? ...
Tu vois comme tu dis les discours rigide, la prise de médicaments etc ....
Lorsque ma copine est partie et que j'ai perdu mon emploi en même temps à l'époque (mai 2005), j'étais sous cachet ... anti dépresseur, sommifaires etc .... j'étais devenu un légume .... mes amis ne reconnaissais plus le garçon que j'étais, ils avaient peur pour moi.
Ma meilleure amie ma ordonnée de jeter ses médicaments et de me ressaissir, (elle n'aimait pas ma copine et elle était contente de son départ).
Je l'ai écouté et j'ai jeter la poche de médicament....... Et crois moi je me sens largement mieux sans médicament ....
Bien sûr j'ai d'autres problèmes, liées à la sollitude, au manque d'affection et d'amour mais je me porte mieux sans médicaments.
Alors tu comprendras mieux Téquilà ma position que j'avais sur un autre post. 
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de revlam-ex-membres » 05/01/2008 22:14
Cara a écrit:PETITPRINCE a écrit:Ton récit fait froid dans le dos Téquila Et quand je pense que vous vouliez que j'aille voir un psychiatre Je vais annuler le rendez vous 
PetitPrince, on va pas voir un psychiatre comme ça Faut commencer par un psychologue ou un psychothérapeute d'abord... les psychiatres, c'est pour les cas les plus avancés, si un apport médicamenteux s'avère indispensable 
Euh cara y a rien a voir avec la psychologie et la psychiatrie ! N'oublions pas que la psychologie n'a aucune base scientifique quant à la psychothérapie (ds le sens psychothérapeute) le diplome n'est même pas obligatoire lol
Mais effectivement le psychiatre intervient quant il y a traitement médicamenteux sachant que la psychologie ne doit jamais aller sans traitement de médicaments !
L'amour fait songer, vivre et croire. Il a pour réchauffer le coeur un rayon de plus que la gloire, et ce rayon, c'est le bonheur. Victor Hugo
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de Cara » 05/01/2008 22:43
revlam a écrit: Euh cara y a rien a voir avec la psychologie et la psychiatrie ! N'oublions pas que la psychologie n'a aucune base scientifique quant à la psychothérapie (ds le sens psychothérapeute) le diplome n'est même pas obligatoire lol
Mais effectivement le psychiatre intervient quant il y a traitement médicamenteux sachant que la psychologie ne doit jamais aller sans traitement de médicaments !
Prends-moi pour une blonde, jte dirai rien
Je suis passée par tous les psys possibles et imaginables depuis 5-6 ans et tu vas me faire un cours
Je le sais très bien que ce n'est pas comparable, mais on n'atterrit pas chez un psychiatre comme ça (sauf cas extrêmes) car justement, le psychiatre est un médecin qui fournira certainement un apport médicamenteux...et le psychiatre, c'est dans la majorité des cas pour les personnes pour qui les psychologues et psychothérapeutes n'ont pas été suffisamment efficaces
donc que PetitPrince dise qu'il a pris rdv chez un psychiatre, ça me semble un peu gros, je ne pense pas qu'il ait besoin de ça... du moins, pas dans un premier temps  (et même dans un second, d'ailleurs, mais bon... je suis pas spécialiste - juste malade  - ce n'est donc pas à moi d'en juger)
Qu'il commence par un psychologue ou un psychothérapeute, ça sera déjà très bien
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de Tequila » 06/01/2008 06:58
PETITPRINCE a écrit:Tequila a écrit:Moi aussi j'ai pu constater que le psy passait peu...Et quand il passait les entretiens étaient très vite expédiés. Les patients se sentaient fortement délaissés Mon psy me tenait un discours plutôt rigide concernant la nécessité des médicaments indissociables selon lui de la thérapie. Pourtant quand je lui ai dit que j'ai arrêté mon traitement et que je ne m'en porte pas plus mal (aucune différence !!!) il n'a pas eu l'air de voir ça d'un trop mauvais oeil et m'a dit qu'on allait donc voir sur du moyen terme ce que ça donne. Moi, puisqu'il n'y a pas de différence notable, je préfère faire sans !
Tu comprends ma réticence au sujet des psy Téquila ? ... Tu vois comme tu dis les discours rigide, la prise de médicaments etc .... Lorsque ma copine est partie et que j'ai perdu mon emploi en même temps à l'époque (mai 2005), j'étais sous cachet ... anti dépresseur, sommifaires etc .... j'étais devenu un légume .... mes amis ne reconnaissais plus le garçon que j'étais, ils avaient peur pour moi. Ma meilleure amie ma ordonnée de jeter ses médicaments et de me ressaissir, (elle n'aimait pas ma copine et elle était contente de son départ). Je l'ai écouté et j'ai jeter la poche de médicament....... Et crois moi je me sens largement mieux sans médicament .... Bien sûr j'ai d'autres problèmes, liées à la sollitude, au manque d'affection et d'amour mais je me porte mieux sans médicaments. Alors tu comprendras mieux Téquilà ma position que j'avais sur un autre post. 
Déjà je suis d'accord avec Cara, avant d'atterrir chez le psychiatre tu as du gallon à prendre...
Bien sûr que je peux comprendre ta réticense et je ne t'ai jamais caché ce que je pense au fond des approches thérapeutiques, cela dit je (on) ne peux nier cette évidence : pour beaucoup de gens, ça MARCHE ! Aussi lorsqu'on va mal je trouve ça un peu prétentieux de cracher dans la soupe en refusant une solution possible : avant de dire que ça ne nous est pas utile il faut avoir essayé (et pas 3 séances et basta), non ? Je pense que toi aussi tu me comprends mieux maintenant... 

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de PETITPRINCE » 06/01/2008 11:31
Tequila a écrit:PETITPRINCE a écrit:Tequila a écrit:Moi aussi j'ai pu constater que le psy passait peu...Et quand il passait les entretiens étaient très vite expédiés. Les patients se sentaient fortement délaissés Mon psy me tenait un discours plutôt rigide concernant la nécessité des médicaments indissociables selon lui de la thérapie. Pourtant quand je lui ai dit que j'ai arrêté mon traitement et que je ne m'en porte pas plus mal (aucune différence !!!) il n'a pas eu l'air de voir ça d'un trop mauvais oeil et m'a dit qu'on allait donc voir sur du moyen terme ce que ça donne. Moi, puisqu'il n'y a pas de différence notable, je préfère faire sans !
Tu comprends ma réticence au sujet des psy Téquila ? ... Tu vois comme tu dis les discours rigide, la prise de médicaments etc .... Lorsque ma copine est partie et que j'ai perdu mon emploi en même temps à l'époque (mai 2005), j'étais sous cachet ... anti dépresseur, sommifaires etc .... j'étais devenu un légume .... mes amis ne reconnaissais plus le garçon que j'étais, ils avaient peur pour moi. Ma meilleure amie ma ordonnée de jeter ses médicaments et de me ressaissir, (elle n'aimait pas ma copine et elle était contente de son départ). Je l'ai écouté et j'ai jeter la poche de médicament....... Et crois moi je me sens largement mieux sans médicament .... Bien sûr j'ai d'autres problèmes, liées à la sollitude, au manque d'affection et d'amour mais je me porte mieux sans médicaments. Alors tu comprendras mieux Téquilà ma position que j'avais sur un autre post. 
Déjà je suis d'accord avec Cara, avant d'atterrir chez le psychiatre tu as du gallon à prendre... Bien sûr que je peux comprendre ta réticense et je ne t'ai jamais caché ce que je pense au fond des approches thérapeutiques, cela dit je (on) ne peux nier cette évidence : pour beaucoup de gens, ça MARCHE ! Aussi lorsqu'on va mal je trouve ça un peu prétentieux de cracher dans la soupe en refusant une solution possible : avant de dire que ça ne nous est pas utile il faut avoir essayé (et pas 3 séances et basta), non ? Je pense que toi aussi tu me comprends mieux maintenant... 
Oui mais apparament cela n'a pas marché pour toi ?
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