Le luxe n'est pas épargné par ces nouvelles préoccupations des consommateurs...
Les consommateurs de luxe sont eux aussi touchés par la vague éthique et écologique, "mais pas pour des raisons vertueuses", a souligné Eric Fouquier, fondateur et pdg de la société d'études Thema, lors d'un colloque sur "le développement durable dans l'industrie du luxe" organisé par le groupe de réflexion Fashion Group Paris qui rassemble des professionnels de la mode.
"Les gens n'achètent pas du luxe en se disant je vais faire du bien à la planète. Le luxe est devenu industriel, il y en a de plus en plus", explique-t-il. Dans ce contexte, "comment faire pour me re-distinguer quand le luxe n'est plus distinctif ?". Le choix des consommateurs se porte alors sur "des maisons très exclusives" ou ayant "des pratiques différentes".
Selon M. Fouquier, "le rapport au luxe a changé" et "on voit se profiler des consommations différentes" notamment "le goût du durable".
Pour François Morillon, fondateur de la marque de baskets "bio-équitables" Veja, "jamais le premier critère ne sera le critère environnemental ou social" mais ce dernier apporte un "supplément d'âme".
La consommation responsable serait elle qu'un simple argument de vente pour les grandes maisons de luxe
